Renard frak

Renard frak Je suis graphiste de profession, depuis plus de 30 ans. Je suis aussi musicien. Problème de fondations, problème d’eau. Je me passionne pour ces boisés urbains.

Candidat à la maîtrise en géographie à l’UQAM, je mène des recherches sur les paysages anciens, la flore et le patrimoine écologique en contexte urbain, à partir de la lecture des sols, des boisés et de l’hydrographie disparue. J’ai connu mon 15 minutes de gloire* dans les années 2010 avec mes vidéos psychédéliques sur YouTube. Des millions de vues, d’écoutes et d’interactions…

En 2007, nous achetons à trois, un vieux duplex de 1927. Le voisin raconte : « Il y avait un ruisseau pas loin… ». En 2013, j’ai enfin le temps de chercher, pour le plaisir, ce ruisseau qui avait pourri les fondations. La même année, les Archives de la Ville de Montréal mettent en ligne, gratuitement, des photos aériennes très précises de 1947. Notre duplex est là, le ruisseau Molson** aussi ! En suivant son ancien parcours, je rencontre des milieux naturels qui ont conservé sa trace ! Je cherche, je fouille à leurs sujets. Plusieurs sont en danger*** ! Je deviens militant par la force des choses ! Je crée des pétitions, je vais argumenter aux mairies et je donne de petites conférences avec mon ami Julien Bourbeau. Je fais même un peu de politique, pour parler environnement à un large public. En parallèle, j’apprends ma flore, pour discuter à armes égales avec les biologistes qui jugent ces boisés. Au fil des années, j’amasse énormément d’informations au sujet des milieux naturels de l’Est de Montréal. À force de creuser l’histoire des lieux, c’est une montagne d’histoires connexes que j’ai devant les yeux ! C’est ce que j’essaie de partager avec vous : de brèves synthèses de ce que je sais ! Des histoires à propos du patrimoine naturel, bâti ou culturel. J’ai un fort penchant pour la flore et pour l’eau… J’essaie toujours de vous accrocher avec l’Histoire (avec un grand H, là !) pour vous parler un peu d’autres choses… Hihi ! https://francoisplourde-renardfrak-editeur.blogspot.com/

* Je fais bien sûr allusion à la fameuse phrase attribuée (peut-être à tort) à Andy Warhol : « In the future, everyone will be world-famous for 15 minutes. ».
** C’était un grand ruisseau qui eu plusieurs noms et surnoms au fil des siècles : de la Grande-Prairie, des Sœurs, des Anges, Trutteau, Greece, de la Grise, de la Grive, Migeon (à tort) et Molson !
*** Je parle ici des boisés que j’ai baptisés : Beni Hana, du métro Assomption et Steinberg ! Faut voir ici le mémoire coécrit avec Julien Bourbeau pour tout comprendre : https://memoire-apanar-gp.blogspot.com .

10/05/2026
Mont-Royal, flanc sud et entre-monts (1869)Pour ce qui est du flanc Sud, il est similaire au flanc Est. J’ai d’ailleurs ...
10/05/2026

Mont-Royal, flanc sud et entre-monts (1869)

Pour ce qui est du flanc Sud, il est similaire au flanc Est. J’ai d’ailleurs déjà écrit un petit billet à ce propos, que je vous propose ici : https://ruisseaumolsonreferences.blogspot.com/2026/09/mont-royal-flanc-est-1869.html . C’est sur ce flanc que l’on retrouve la plus grande colonie de caryers ovales (Carya ovata), l’arbre à noix au cœur de ma recherche. On m’a même déjà dit qu’il y avait sur ce flanc au moins un hybride entre le caryer ovale et le caryer cordiforme, soit Carya × laneyi. Je ne l’ai pas retrouvé et cela reste à prouver.

Pour ce qui est de l’entre-monts, c’est le domaine des nombreux cimetières du Mont-Royal. On peut voir sur la carte de Sitwell et Jervois de 1869 que les cimetières étaient constitués de morceaux de l’ancienne forêt, ce que trahit le motif utilisé par les deux militaires cartographes. Plusieurs parties de cette ancienne forêt morcelée ont maintenant disparu pour laisser place aux multiples monuments funéraires et mausolées. J’ai visité deux vestiges de l’ancienne forêt, toujours en place dans les cimetières, à lire ici : https://ruisseaumolsonreferences.blogspot.com/2026/09/visite-de-deux-boises-ancestraux-du.html .

Sinon, on peut voir sur la carte de 1869 qu’il y avait déjà de grandes plantations dans les cimetières ainsi qu’une multitude de vergers, que je n’ai pas vectorisés, puisque ma recherche concerne la forêt précoloniale de la région montréalaise.
Comme vous le constatez, le Mont-Royal a évolué : certaines parties sont plus boisées, avec des signes évidents d’anciennes friches, tandis que d’autres vieilles parties de la forêt ont complètement disparu. Il faut aussi savoir qu’il y a eu plusieurs coupes massives sur le Mont-Royal. D’après Loewen (2009) : « Au moins trois coupes successives sont documentées entre environ 1790 et 1870 ». Ce sont d’ailleurs ces coupes à blanc, qui ont profondément choqué la population de l’époque, qui ont mené à un mouvement de protection du Mont-Royal à la fin du XIXe siècle.

Référence

Loewen, B. (2009). Le paysage boisé et les modes d’occupation de l’île de Montréal, du Sylvicole supérieur récent au XIXe siècle. Recherches amérindiennes au Québec, 39(1-2), 5-21.

Mont-Royal, flanc Nord (1869)Visite floristique pendant un match des Carabins contre le Rouge et Or, donc excessivement ...
10/04/2026

Mont-Royal, flanc Nord (1869)

Visite floristique pendant un match des Carabins contre le Rouge et Or, donc excessivement de bruit assourdissant, le son se reflétant sur la montagne. Je me demandais d’ailleurs comment les riverains du stade vivaient ce boucant. J’ai clairement entendu à quelques reprises « Ta yeule ! » venant d’un peu partout, lors des tests de son de l’hymne national du Canada chanté a ca****la avec pas trop de fausses notes…

Première impression, on est généralement dans la même structure forestière que ce que j’ai visité plus tôt cette semaine dans le cimetière Notre-Dame-de-Grâce : on est donc généralement devant des bouts de chênaie rouge à érable à sucre, parsemés ici et là d’anciennes friches, dues aux nombreuses modifications anthropiques qu’a subies le Mont-Royal au fil des siècles. On peut clairement voir les anciens remblais de nivellement, qui apportent leur lot de flore indigène qui semble, tant bien que mal, recoloniser les lieux, soit principalement le peuplier deltoïde et l’érable à sucre. Plus bas, sous une ancienne remontée mécanique abandonnée, on est malheureusement devant de petits boisés d’espèces exotiques envahissantes, mais j’y ai quand même perçu des traces de flore indigène qui recolonisent tranquillement les lieux (soit l’érable à sucre, le chêne rouge et le caryer cordiforme).

Dès l’entrée dans le boisé Saint-Jean-Baptiste, qui était déjà là en 1698 d’après Janssen (2021), j’ai tout de suite noté la faible présence de l’asaret du Canada (Asarum canadense), que je n’ai toutefois pas retrouvé ailleurs. C’est plus loin que j’ai compris : il y a énormément de piétinement sur le flanc nord, des sentiers partout qui vont dans tous les sens, et le sous-bois est presque absent. Ce qui me fait penser qu’il manque d’affichage clair sur ce versant, d’indications, d’interdictions, de petites clôtures, pour laisser la petite flore se régénérer…

Pour ce qui est des espèces historiques du Mont-Royal, car après tout je vous présente le tracé des boisés du flanc nord de 1869 d’après Sitwell et Jervois (en ne vectorisant pas les nombreux vergers, puisque c’étaient des plantations), je note la présence d’espèces introduites originaires d’Eurasie dès 1900, comme l’orme de montagne (Ulmus glabra), d’après l’Herbier de l’Université Laval. Aussi, il semble y avoir des plantations de platanes occidentaux vers 1828, espèce indigène, mais dont l’aire de répartition est à la frontière américaine (d’après l’Herbier McGill). Enfin, il semble y avoir une présence historique du chêne blanc (Quercus alba) sur le Mont-Royal, mais la planche d’herbier de 1989 que j’ai photographiée à l’Herbier Marie-Victorin a été identifiée comme un hybride par Roger Latour : « Il s’agit plutôt de Quercus × bimundorum (Quercus alba × Quercus robur) ».

Voilà, pour cette partie, c’est tout pour moi. Je poursuivrai l’exploration du Mont-Royal après avoir guéri de ce sale rhume qui m’a pourri la nuit. Désolé pour les gens que j’ai rencontrés hier, je devais être contagieux, à plus !

Référence

Janssen, V. (2021). Analyse du potentiel archéologique du versant nord du mont Royal (1698–1900) (mémoire de maîtrise, Université de Montréal), p. 77, 79–80.

Visite de deux boisés ancestraux du cimetière Notre-Dame-des-Neiges Sur la piste des infos contenues dans le mémoire de ...
09/30/2026

Visite de deux boisés ancestraux du cimetière Notre-Dame-des-Neiges

Sur la piste des infos contenues dans le mémoire de maîtrise de Janssen (2021) : Analyse du potentiel archéologique du versant nord du mont Royal (1698–1900). Après une visite du Mont-Royal avec les étudiants du baccalauréat en sciences de l’environnement, je décide d’aller voir ces vieux boisés, puisque je n’étais pas très loin. Les boisés du cimetière Notre-Dame-des-Neiges prennent forme à partir de la fondation du cimetière en 1854, à partir d’une forêt beaucoup plus vaste, telle que visible sur les cartes en feuillets de Sitwell et Jervois (1869).

Je m’attendais à rencontrer des gros colosses ! Mais non, bien déçu ! Il y a bel et bien quelques gros chênes rouges dans ces boisés, approchant la centaine d’années, et quelques gros érables à sucre, d’environ 70 à 80 ans, mais j’ai surtout vu de jeunes individus de 30 à 40 ans, comme si un gros ménage, de fortes coupes, avait eu lieu. Il est fort possible que les coupes des frênes attaqués par l’agrile dans la dernière décennie aient laissé ces boisés avec ce look plus jeune et éclairci. Je vous laisse avec les descriptions des boisés de Janssen (2021) qui sont tout à fait justes, en éliminant de la description les grands frênes blancs qui ne sont plus présents, donc les deux boisés sont devenus des chênaies rouges à érable à sucre. Et avant de lire ça, et je l’avais noté moi aussi sur le terrain : « La topographie contraste avec celle des aires d’inhumation aplanies et nivelées depuis l’aménagement du cimetière. Au nord du boisé s’élève un buton rocheux de quelques mètres de hauteur. Le second boisé [...] s’étend sur un sol modérément accidenté, qui donne un aperçu du paysage ancien de cette partie de la montagne. » (Janssen, 2021)

« Le chêne rouge, l’érable à sucre et le caryer cordiforme (Carya cordiformis) sont les trois espèces arboricoles dominantes du boisé du centre, alors que l’érable de Norvège s’installe en gaulis. Le sous-bois contient tout au plus quelques plantes et arbrisseaux. Plusieurs érables âgés et en déclin couvraient la partie nord-est et, en moindre nombre, des chênes dont un de particulièrement grande dimension en bordure du sentier principal. La partie du nord-ouest semble avoir été « nettoyée », laissant en place seulement quelques très gros arbres, parmi lesquels ont poussé beaucoup de jeunes arbres et un herbage dense au sol. Certains éléments anthropiques sont visibles : des mausolées, un sentier en fourche au milieu du boisé et une ancienne aire de pique-nique, avec barbecue et table. On ne peut manquer d’apercevoir quelques déchets datant de la première moitié du XXe siècle, dont des structures en béton, des caisses de livraison en bois et des amas de briques. » (Janssen, 2021)

« Quant au boisé de l’est, il est majoritairement composé de chênes rouges matures et de frênes d’Amérique, surplombant des gaulis d’érable à sucre et de frêne d’Amérique et des semis d’érable de Norvège. Le boisé recèle aussi quelques bouleaux à papier, et maints déchets de natures diverses, dont des planches de bois, un bol de métal et du faux gazon souvent employé autour des fosses funéraires lors des obsèques, sont dispersés dans le secteur. » (Janssen, 2021)

Référence

Janssen, V. (2021). Analyse du potentiel archéologique du versant nord du mont Royal (1698–1900) (mémoire de maîtrise, Université de Montréal), p. 77, 79–80.

Mont-Royal, flanc Est (1869) Plusieurs modifications anthropiques à la forêt originelle du Mont-Royal. Sur le terrain, j...
09/28/2026

Mont-Royal, flanc Est (1869)

Plusieurs modifications anthropiques à la forêt originelle du Mont-Royal. Sur le terrain, je note la plantation massive et ancienne du noyer noir sur ce flanc et le flanc sud. Le noyer noir est une espèce introduite, originaire du sud de l’Ontario et de l’Est des États-Unis. Très à la mode dès le début de la colonie, il a été très prisé et planté par les institutions religieuses. On utilisait son bois dur et lourd, mais résistant aux chocs et facile à travailler pour le mobilier liturgique et les sculptures sacrées.

Les noix du noyer noir sont comestibles, mais très difficile à ouvrir. Le goût est correct, sans plus. Les noix de nos espèces à noix comestibles indigènes, comme le noyer cendré et le caryer ovale, sont supérieures en qualité et en goût. Le brou de la noix du noyer noir est très odorant, un mélange d’agrumes et de produits désinfectants. Ce brou est très tachant lors de la manipulation. On se servait d’ailleurs de la noix du noyer noir pour la teinture des cheveux et des tissus.

Espèces exotiques envahissantes

Lors de mes inventaires, j’ai noté une forte problématique provenant des nombreux cimetières sur le Mont-Royal. Les espèces exotiques envahissantes plantées dans les cimetières débordent du cadre horticole et envahissent la vieille foret, telles que le nerprun cathartique, la renouée du Japon, l’égopode podagraire et la petite pervenche. Vraiment, et je me répète, car cette problématique est liée à l’horticulture, il y a vraiment de l’éducation à faire, et ça presse !

Espèces rares et disparues

Pour les espèces rares qui ne semblent plus présentes sur le Mont-Royal, je note la smilacine étoilée (pas rare en général, mais rare à Montréal). Sa présence est notée en 1900 d’après l’Herbier Marie-Victorin. Pour Montréal, il semble que la smilacine étoilée (Maianthemum stellatum) ne soit maintenant que présente sur l’île des Sœurs et l’île aux Hérons. Vient ensuite une espèce en péril, la penstémon hirsute (Penstemon hirsutus), présente en 1900 sur le Mont-Royal d’après l’Herbier d’histoire naturelle de Paris. Cette plante ne semble plus présente à Montréal, du moins à l’état sauvage. On rapporte toutefois des plantations, d’après la plateforme iNaturalist.

Flore indicatrice des modifications anthropiques des Premières Nations

On trouve sur le Mont-Royal le podophylle pelté. D’après Marie-Victorin, les colonies actuelles du sud du Québec, à l’extérieur de leur aire de répartition naturelle (qui s’étend du sud de l’Ontario jusqu’en Floride), auraient été plantées par les Premières Nations. Ces dernières cultivaient la plante pour ses effets insecticide et laxatif. C’est une espèce rare et menacée, mais qui semble s’être bien adaptée aux conditions du Mont-Royal. Un inventaire de 2006-2007 en dénombrait 22 000 individus.

Voilà, ce n’était que quelques notes de terrain à propos du Mont-Royal, j’y reviendrai !

Le tracé de la forêt du flanc Est du Mont-Royal est d’après Sitwell et Jervois (1869). Selon le site officiel du Mont-Royal, les limites des flancs restent tout de même un peu floues. J’ai donc vectorisé en suivant les lignes de cadastre de deux lots importants sur ce flanc, en évitant de vectoriser les vergers, qui sont des plantations.

Boisé Angell (1924)Je ne répèterai pas tout ce qui a été dit à propos du boisé Angell au fil des décennies : longue lutt...
09/27/2026

Boisé Angell (1924)

Je ne répèterai pas tout ce qui a été dit à propos du boisé Angell au fil des décennies : longue lutte citoyenne, tribunaux, flore rare, etc. Je vais y aller de quelques anecdotes de terrain.

Parc à chiens adjacent

J’y ai été à multiples reprises avec mon fils et notre chien cet été. On a été très impressionnés par la très grande superficie de ce parc, dont une partie est boisée ! Les chiens sont comme leurs maîtres, à la sauce anglaise, soit polis. On n’en revenait pas, et on s’est dit que la municipalité de Beaconsfield devait être ben riche, un gros investissement cet immense parc canin !

Flore et faune rares

Il y a effectivement une flore moins commune pour Montréal. On est devant la classique érablière sucrée à caryer cordiforme. On y ajoute des érables noirs, qui sont un peu plus rares. S’ajoute à ça le dirca des marais : j’en ai jamais vu autant à Montréal ! C’est effectivement une situation qui me semble unique sur l’île. On peut aussi y rencontrer la très rare couleuvre brune, tout de même ! Le cœur du boisé ancestral est entouré de plusieurs friches arbustives et de frênaies et d’ormaies en fin de vie. D’ailleurs, sur le plan de Marineau des années 2000, on peut y voir de grandes frênaies, qui étaient en fait des ormaies-frênaies ou frênaies-ormaies, peu importe. Le frêne ayant été décimé par l’agrile du frêne, il ne restait que les ormes d’Amérique. Malheureusement, ces derniers sont tous morts de la graphiose de l’orme (ce que l’on nommait jadis la maladie hollandaise de l’orme). Il y a une rue résidentielle flanquée en plein centre de ce boisé, et justement, d’après mon expérience (et c’est le cas partout), les riverains sont souvent les pires gardiens des boisés ancestraux. J’ai vu des espèces exotiques envahissantes sillonnant le boisé qui très visiblement provenaient des cours des riverains : dont les terribles pétasite du Japon, égopode podagraire et petite pervenche. Triste que l’on laisse envahir ce magnifique boisé par ces espèces exotiques envahissantes. Il y a de l’éducation à faire !

Fait cocasse

Il y a dans la partie la plus vieille du boisé deux carcasses d’autos des années 1950, j’en parle ici dans ce billet : https://ruisseaumolsonreferences.blogspot.com/2026/07/boise-angell-deux-epaves-de-vieux-chars.html . J’ai même identifié les autos en déconfiture !

La forêt précoloniale

Une analyse sporopollinique exploratoire fut réalisée en 2011-2012 sur les 250 cm supérieurs d’une carotte de 278 cm localisée dans l’érablière argentée du boisé Angell. Grâce à cette analyse, et de manière très résumée, on sait ceci :

Il y a environ 8 000 à 6 000 ans : Présence de Pinus (pins), Picea (épinettes), Abies balsamea (sapin baumier), Larix laricina (mélèze), Tsuga canadensis (pruche), Ulmus (orme), Quercus (chêne), Acer saccharum (érable à sucre), Acer rubrum (érable rouge), Fagus grandifolia (hêtre), Betula (bouleau), Tilia americana (tilleul d'Amérique), Fraxinus (frênes), Juglans cinerea (noyer cendré), Carya ovata (caryer ovale), Celtis occidentalis (micocoulier)…

Il y a environ 6 000 ans AA à nos jours : Domination ou persistance de Fagus grandifolia (hêtre à grandes feuilles), Acer saccharum (érable à sucre), Tsuga canadensis (pruche), Betula (bouleau), ainsi qu'une présence marquée de Ulmus (orme) et de Fraxinus (frênes).

Voilà ! C’est tout pour moi ! À la prochaine !

Tracé du boisé d’après la carte 31H05 du Dept of Militia and Defence (1924).

Bonjour !C’est ce que je n’ai pu montrer hier lors de mon intervention pendant le souper du dixième anniversaire de Mob ...
09/26/2026

Bonjour !

C’est ce que je n’ai pu montrer hier lors de mon intervention pendant le souper du dixième anniversaire de Mob 6600, en raison d’un bogue : l’onglet Données archéologiques et forages de ma carte Patrimoine naturel et territorial de Montréal. https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1-Qux_fdjwao8-Tvp2lrOD7RWdOb19rct&fbclid=IwAR0UdKcMFkCBiVWhtxhXWhUF3ih5b1f1VlMlbRisO3BYRTojjfmXW78lnQ8&ll=45.55456896174128%2C-73.54532233108718&z=14

Alors, au plus près de la zone qui nous intéresse, soit Viauville, les traces de présence des Premières Nations se situent près de l’embouchure de l’ancien ruisseau Migeon. Évidemment, la localisation indiquée est approximative et aléatoire afin de protéger des données sensibles. On y a trouvé une céramique autochtone préhistorique estimée entre 3000 ans avant le présent et le XVIIe siècle de notre ère.

De plus, en juin 1996, des ossements ont été découverts par des ouvriers qui creusaient le sous-sol d'une maison dans le Vieux-Rosemont. Encore une fois, la localisation indiquée est approximative afin de protéger des données sensibles. Il s’agissait d'une femme adulte, décédée entre 20 et 35 ans, enterrée selon une pratique funéraire amérindienne (position recroquevillée sur le côté droit). Les deux perles de cuivre natif retrouvées avec elle indiquent que l’inhumation remonte probablement au Sylvicole supérieur (vers 1000-1500 apr. J.-C.) ou au début de la période de contact avec les Européens.

Maintenant, pour le secteur qui nous intéresse vraiment, soit aux abords de l’ancien ruisseau Molson et du Terrain vague, plusieurs forages exploratoires ont été menés. Nous savons que le sol naturel stériel (c’est-à-dire le terrain que l’activité humaine n’a jamais altéré) se situe entre 0,7 et 2,4 mètres de profondeur. On y observe des sables associés au ruisseau Molson, ainsi que, plus loin, des argiles silteuses renfermant de petits coquillages blancs. Des vestiges d’anciens bâtiments y ont également été mis au jour, possiblement l’ancienne résidence de William Molson. Pour l’instant, aucun artefact préhistorique n’a été répertorié, mais cette zone demeure classé parmi les secteurs d’intérêt archéologique : « Tout le secteur situé à proximité de la petite rivière Molson présente un intérêt archéologique important pour les périodes d'occupation préhistorique. » Encore une fois, les coordonnées spatiales sur la carte demeurent approximatives afin de préserver des informations sensibles.

Voilà ! En espérant que vous ayez apprécié ma petite intervention, merci !

09/24/2026

Les noms bizarres des plantes !

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