23/09/2024
Mon intime conviction sur le processus électoral du 17 novembre 2024 :
Depuis 2012, le Sénégal n’a jamais enclenché un processus électoral si transparent, si inclusif et si libre que celui de la prochaine élection législative du 17 Novembre 2024 ;
Aucun acteur ou groupe politique ne part à ce scrutin favorisé sur les autres ou défavorisé ;
Aucune rupture d’égalité devant la loi n’a été observée entre les acteurs du processus électoral. Ni dans le partage de l’information électorale ni dans la conception des outils électoraux. Pour preuve, le fichier électoral devant servir à l’organisation de ladite élection est déjà entre les mains de tous les acteurs politiques.
Depuis, 2012, c’est la première fois qu’on assiste à un processus électoral dont aucune critique n’est formulée à l’endroit des outils ( fichier électoral, carte électorale, administration électorale et justice ) qui servent de supports techniques à l’organisation de ladite élection ;
C’est la première fois qu’aucune critique et/ ou récusation n’est formulée à l’endroit des responsables des organes de gestion des élections (Ministère de l’Intérieur, CENA, CNRA et Ministère de la Justice).
Par ailleurs, il y a certes des choses à améliorer comme l’a souligné le Président de la République lors de sa première adresse à la Nation au mois d’avril passé mais au regard du caractère exceptionnel de la présente élection et vus les délais courts proposés par le Conseil Constitutionnel, il était impossible d’engager un dialogue politique pour revenir sur les questions liées à la rationalisation des partis politiques, à la réforme du parrainage, à l’indépendance des organes de gestion des élections et au financement des partis politiques etc.
Néanmoins, le Président de la République fidèle à sa démarche inclusive lorsqu’il s’agit de gérer une problématique qui touche tous les acteurs de la vie publique et soucieux d’être toujours au dessus de la mêlée a donné des instructions au au Ministre en charge des élections d’organiser de tenir des concertations pour voir avec les acteurs politiques et ceux de la société civile ce qu’il y a lieu de corriger d’ici le 17 Novembre sans courir le risque de modifier la partie législative du code électoral comme le suggère le Conseil Constitutionnel.
Évidemment, après le 17 novembre, lorsque nous disposerons de plus de temps, des concertations seront tenues pour revenir plus en détails sur le système partisan sénégalais et sur la gouvernance électorale de notre pays pour la hisser aux standards électoraux de ceux des pays démocratiques.
D’ici là, l’acteur politique qui s’en sortira le mieux sera celui qui mettra plus l’accent sur l’organisation et passera moins de temps devant les micros à se victimiser et à critiquer les organes de gestion des élections. Je prie que cet acteur soit le PASTEF et ses alliés pour donner une majorité parlementaire solide et soudée à Son Excellence et à Son Premier Ministre pour amorcer les réformes nécessaires au changement systémique de la gouvernance publique du Sénégal tant attendues par le Peuple.
C’est bien possible ! Jumaah Mou Barack !
Aldiouma Sow - Ministre Conseiller
Coordonnateur du Pôle politique, société civile et syndicats
Présidence de la République