01/10/2024
Parent métamorphosé
une chronique à son heure
Je ne parviens plus à reconnaître mon cher parent.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, son prénom est Sénégal, et son nom est Terranga.
Le Sénégal est célèbre pour son hospitalité, d'où son surnom de pays de la 'terranga', mais il est devenu un chant de désaccord aujourd'hui. Nous sommes tous victimes d'une violation des principes qui faisaient de nous un pays de valeur.
Est-ce le fruit précédé d'une mauvaise semence, ou tout simplement le phénomène de la mondialisation, causé par notre ami internet.
Vous n'êtes pas sans savoir que l'éducation est presque rare de nos jours et qu'Internet a remplacé dans nos cœurs l'amour parental.
Quoi qu'il en soit, l'indiscipline se propage chaque jour que Dieu fait, et ce qui est malheureux, c'est que ceux qui le font ne le savent pas.
Ils sont d'avis que c'est tout simplement à la mode, c'est quelque chose de normal, de naturel.
La raison est simple : si les parents ne parviennent plus à communiquer avec leurs enfants, comment peuvent-ils faire la distinction entre le bien et le mal ? Ces parents, qui sont les idoles de leurs fils ou filles, peuvent parfois être irresponsables dans leur conduite. Pour dire simplement que les enfants ne font que reproduire leurs idoles (les parents), en pensant que c'est la bonne voix.
La bonne voix, c'est comme l'ont fait nos grands-parents et nos arrière-grands-parents. Leur préférence va à mourir dans la dignité plutôt que de vivre dans la facilité et la bassesse.
De nos jours, les insultes sont devenues courantes. Chaque individu insulte qui il veut et à tout moment, sans même se soucier de son âge ni de sa position sociale.
Pouvez-vous me dire dans quel Sénégal nous vivons ?
On dirait que maintenant, la politesse équivaut à l'imbécillité, et l'insulte au savoir-faire. De nombreuses personnes préfèrent écouter celles qui profèrent des insultes plutôt que celles qui donnent des leçons de morale. Les réseaux sociaux ont un impact négatif sur l'écoute de nos journaux, qu'ils soient parlés, télévisés, écrits ou numérisés. Cependant, la grande majorité d'entre eux ne font que propager des insultes et de la désinformation. Ils nous incitent également à la violence et aux pratiques inhabituelles, qui ne font que ternir nos valeurs.
C'est le moment de faire demi-tour. On ne peut pas faire prospérer un pays avec de l'indiscipline, surtout avec des insultes qui viennent de tout bord. Le mot "NDAYAM" est devenu une expression courante. Il est utilisé de manière abusive pour exprimer un mécontentement ou pour se montrer agressif. Pourquoi mentionner les parties intimes de la maman ou du père qui t'ont fait naître avec même beaucoup de difficultés, dirais-je ? Ta naissance a failli coûter maman la vie à un moment donné. Je pense que les parents qui t'ont instruit, qui ont tout fait pour que tu n'aies aucun handicap, méritent vraiment autre chose que des insultes.
Actualisons plutôt nos valeurs qui se résument en quelques mots : yar akki téguine, nango liguéy ta sélal ko, Am diom tay ndiomb niawtéf, mandou tay masla,fonk kadou, Sakho jub ak di jubanti.