09/05/2024
Nous vivons dans un monde menacé, mais beaucoup semblent en être inconscient. De nombreux fronts sont actifs : l'affrontement entre la Russie et l'Occident, par exemple, a des répercussions mondiales. Nous fonçons vers le mur sans nous en rendre compte.Au Moyen-Orient, la guerre a pris une dimension nouvelle et continue de faire des ravages, notamment en Palestine. En Afrique, même si nous pensons que ces conflits ne nous concernent pas, c'est probablement parce que nous refusons d'ouvrir les yeux. Le pire se trouve chez nous, et nos organisations sont restées indifférentes.La lutte contre le terrorisme au Sahel est un problème sérieux.
Depuis le départ des forces françaises du Mali, l'OTAN cherche à établir une base en Mauritanie, ce qui a tendu les relations avec le Mali, accusé de servir de refuge aux rebelles. Des tensions similaires existent entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire, où une base française est toujours active et où les États-Unis envisagent également d'installer une base. Le Burkina Faso accuse la Côte d'Ivoire d'abriter des rebelles.La situation entre le Niger et le Bénin est également catastrophique. Suite à la fermeture des frontières du Bénin avec le Niger. Bien que le Bénin souhaite maintenant la rouvrir, les dirigeants nigériens s'y opposent, fragilisant davantage les relations entre les deux pays. Le président Talon a même rompu un accord gazier avec le Niger.Je me demande à qui profitent tous ces conflits. Ce qui est certain, c'est que l'Afrique en est la principale perdante. Nous devons saisir l'occasion de collaborer au sein de nos pays et de nos organisations pour asseoir notre développement et éviter de nous engager dans des guerres, surtout entre nous. Une prise de conscience est nécessaire pour éviter de sombrer dans l'abîme. Aucun Pays ne sera en paix tant que son voisin ne sera pas en paix. Nous devons rester solidaires pour relever ensemble les défis de développement et de sécurité
Signé Amadou Bousso