13/03/2026
📢 Le monde à l’heure du chaos provoqué : Qui tient encore les manettes ?
L’actualité nous bouscule, mais prenons-nous le temps de l’analyser ? Entre les promesses trahies de Washington, l’éclipse des autres crises mondiales et l’émergence d’une nouvelle doctrine de souveraineté par les stocks, le Moyen-Orient nous livre une leçon brutale en ce mois de mars 2026.
Le visuel ci-dessous résume à lui seul ce paradoxe : un Trump hagard face à sa propre contradiction, un Netanyahu au sourire de marbre et un Iran qui transforme sa défaite militaire en rempart idéologique.
Je vous livre ci-dessous ma modeste perception du conflit provoqué par les USA et ISRAEL sous prétexte de la menace de l'IRAN. ⬇️
🌍 Moyen-Orient 2026 : Entre désillusion hégémonique et chaos provoqué
L'intervention américano-israélienne lancée le 28 février dernier contre l'Iran, présentée initialement comme une opération de précision, s'avère être un cas d'école de désillusion stratégique. À l'heure où l'éclaircissement des cieux des missiles et des drones dévoile un paysage fragmenté, il apparaît que ce conflit n'est pas un "chaos programmé", mais bien le résultat de calculs faussés provoquant un désordre mondial que nul ne semble plus maîtriser.
1. La contradiction : De l'isolationnisme à l'escalade
Le premier paradoxe de cette guerre réside dans la figure de Donald Trump. Élu sur la promesse solennelle de mettre fin aux "guerres sans fin" et de rapatrier les troupes, il se retrouve aujourd'hui l'architecte du conflit le plus dangereux de la décennie.
Le reniement des promesses : En déclenchant l'opération Epic Fury, Washington trahit sa doctrine de désengagement au profit d'une escalade dont le coût humain et financier contredit frontalement le slogan "America First".
L'éclipse diplomatique : Ce bras de fer avec Téhéran agit comme un trou noir géopolitique. Il éclipse totalement les autres crises mondiales — qu'elles soient européennes, soudanaises ou sécuritaires au Sahel — laissant ces régions dans un angle mort diplomatique dangereux.
2. La résilience iranienne : du Martyre à la Forteresse
Loin de l'effondrement attendu, l'Iran montre une capacité de régénération inattendue.
Le ciment du "Martyre" : Le décès du Guide a agi comme un catalyseur nationaliste. Le choc émotionnel des frappes a permis au nouveau leadership de sceller une union sacrée, transformant la défaite militaire en une posture de résistance morale.
Le pivot vers l'Est : En réponse à l'agression, Téhéran accélère son intégration définitive dans le bloc des BRICS, rendant toute influence occidentale future quasi nulle.
3. La désillusion de la Puissance : Le revers de la médaille
La supériorité technologique a détruit des infrastructures, mais elle a échoué à imposer un ordre.
L'impasse sécuritaire d'Israël : Le sourire ironique des dirigeants ne masque plus une réalité amère : la pluie de drones résiduels prouve que l'hégémonie sécuritaire absolue est un mythe coûteux. L'isolement diplomatique grandit, gelant les perspectives de normalisation régionale.
Le choc économique : Un baril de pétrole à plus de 100 USD et une inflation galopante dévorent désormais les gains de la politique intérieure américaine, créant une désillusion domestique majeure au regard hagard.
4. Le Chaos provoqué : Les victimes collatérales de l'imprévoyance
Ce conflit éclabousse des nations totalement étrangères aux griefs initiaux. Pendant que certains chefs d'État pleurent face à l'impuissance de la diplomatie, le monde subit :
Asphyxie des économies non-alignées : Des pays d'Afrique et d'Asie voient leurs chaînes logistiques se briser. Le coût du fret et des assurances impose une taxe de guerre invisible sur les produits de première nécessité.
L'urgence de la Résilience : L'électrochoc de mars 2026 impose une refonte totale. On quitte l'ère du flux tendu pour celle des stocks sécuritaires. L'énergie, l'alimentaire et les médicaments deviennent des piliers de souveraineté nationale qu'on ne peut plus déléguer à la seule "main invisible" du marché.
En conclusion, ce que nous vivons n'est pas la naissance d'un nouvel ordre, mais la gestion d'un chaos provoqué par la désillusion de ceux qui croyaient pouvoir régenter le monde par le vide. Pour le Maroc, cette nouvelle donne exige une accélération brutale de notre autonomie énergétique et logistique via Tanger Med, pour ne plus être les victimes collatérales des erreurs stratégiques d'autrui.
Brahim Salhane vous invite à cogiter.