11/06/2026
🇬🇳 À QUI DE DROIT — ET ON SAIT EXACTEMENT À QUI.
Nous sommes des entrepreneurs guinéens du digital. Nous construisons des startups, formons des jeunes, créons des emplois numériques dans ce pays. Et chaque jour, nous nous battons contre deux ennemis que vous connaissez parfaitement :
Le courant qui coupe. Internet qui rame.
Des mois entiers de délestages. Des journées entières sans électricité. Une connexion qui tombe au moment où on livre un projet client. Un freelance qui perd un contrat parce que son ordinateur s'est éteint en pleine réunion Zoom. Une startup qui tourne au générateur à 50 000 GNF de carburant par jour.
Pendant ce temps :
📢 Le 13 janvier 2026, sur GuineeNews, Mme Rose Pola Pricemou, Ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Économie Numérique, déclarait : "L'année 2026 sera celle de l'accélération et de la consolidation au service de tous les Guinéens."
Madame la Ministre, on vous entend. Mais dans nos bureaux, chez nos freelances, à Conakry comme en province, la connexion reste instable, chère et inaccessible au quotidien. Quelques semaines plus tôt, lors de l'émission Heure du Bilan sur la télévision nationale, vous affirmiez que les Guinéens bénéficiaient de tarifs internet parmi les plus avantageux de la sous-région. Les chiffres réels, eux, ont dit autre chose.
Les bilans flatteurs et la réalité terrain ne se parlent pas encore.
📢 Le 1er avril 2026, lors d'un atelier sur la recherche scientifique en Guinée, M. , Ministre de l'Énergie, déclarait lui-même : "Nous faisons face aujourd'hui à des situations catastrophiques."
Monsieur le Ministre, vous avez utilisé le mot juste. Catastrophique. Alors quand est-ce que ça change concrètement pour nous, les entrepreneurs du digital qui subissent ces coupures chaque jour ?
La contradiction qui nous tue :
On organise des forums du numérique, des hackathons, des événements "innovation digitale" dans un pays où les entrepreneurs ne peuvent même pas garantir qu'ils auront du courant pendant leur journée de travail.
On parle de Guinée digitale 2026 mais on vit avec une infrastructure de 1990.
Ce n'est pas une plainte. C'est un constat factuel.
Un pays ne peut pas prétendre à la transformation numérique sans résoudre l'électricité et la connectivité d'abord. Ce sont les fondations. Sans elles, tout le reste n'est que communication.
Nous, acteurs du digital guinéen, demandons des actions visibles, mesurables et rapides — pas des bilans flatteurs, pas des promesses de forum.
La Guinée a les ressources. Elle a les talents. Il lui faut juste de la lumière et du réseau.
💬 Partagez si vous vivez la même réalité.