31/05/2024
Les autorités militaires exigent des conditions pour la réouverture des médias « Il faut nous promettre de ne pas parler de détournement…»
Depuis la révocation des agréments de certains médias comme Espace FM et Sweet FM par les autorités militaires, des négociations sont actuellement en cours pour rétablir ces médias. Selon certaines sources, certains membres du gouvernement ne sont pas favorables à cette décision mais ne peuvent pas s’exprimer publiquement pour des raisons de préservation de leur poste.
Pour justifier cette action, le gouvernement guinéen invoque l’alinéa 4 de l’article 6 du Cahier des charges concernant le respect de la dignité de la personne humaine, les exigences de l’unité nationale et de l’ordre public.
Cependant, aucune preuve n’a été présentée incriminant un journaliste travaillant pour ces médias. Il est donc clair que cet acte est illégal et certains hauts responsables du pouvoir voudraient que les propriétaires de médias abandonnent la vocation du journalisme pour que ces médias puissent être rétablis.
La semaines qui a suivi cette fermeture de ces médias, plusieurs chroniqueurs notamment ceux de Hadafo Médias ont reçu des notifications conditionnant le rétablissement de ces entreprises de presse visées par les autorités.
Un des hauts perchés des autorités actuelles a déclaré ceci : « Je pourrais débloquer la situation, mais il faut nous promettre de ne pas parler de détournement, des anciens dignitaires »
Il est clair que cette situation est alarmante et montre une atteinte à la liberté de la presse en Guinée. Il est important de rester vigilant et de défendre ces médias pour assurer la liberté d’expression dans le pays.
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