18/09/2026
Zangue TOKAM Rodges Dikonc : le jeune entrepreneur qui veut faire de la jeunesse camerounaise une génération numérique
De la formation informatique à l’entrepreneuriat, le promoteur de Digital Generation Academy défend une conviction : le numérique doit être un outil d’émancipation pour la jeunesse camerounaise.
YAOUNDÉ — Il appartient à cette génération qui ne veut plus attendre que les opportunités viennent d’ailleurs. Zangue TOKAM Rodges Dikonc, entrepreneur et professionnel du numérique, a choisi de faire de la formation et de l’innovation technologique les principaux leviers de son engagement. À travers Digital Generation Company et Digital Generation Academy, il développe une vision où le numérique ne se résume pas aux technologies : il devient une porte d’entrée vers les compétences, l’emploi et l’entrepreneuriat.
« Former un jeune, c’est préparer l’avenir »
Pour Zangue TOKAM Rodges Dikonc, la transformation numérique commence avant tout par l’humain.
« Nous ne voulons pas simplement apprendre aux jeunes à utiliser des outils numériques. Nous voulons leur donner des compétences avec lesquelles ils peuvent construire leur avenir. »
Cette philosophie constitue l’un des fondements de son action dans la formation professionnelle.
À travers Digital Generation Academy, institut de formation professionnelle agréé par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, il entend contribuer à rapprocher les jeunes des métiers qui accompagnent les mutations de l’économie.
Développement informatique, cybersécurité, bureautique, comptabilité informatisée, infographie, marketing digital ou encore intelligence artificielle : l’objectif affiché est de proposer une formation davantage connectée aux réalités professionnelles.
Du développeur au bâtisseur d’écosystème
Son parcours commence dans l’informatique. Formé en génie logiciel et dans le management des systèmes d’information, Zangue TOKAM Rodges Dikonc évolue progressivement de la technique vers la gestion de projets, l’enseignement et l’entrepreneuriat.
Mais son ambition semble rapidement dépasser la simple pratique du métier.
Avec Digital Generation Company, il s’investit dans les services informatiques, le développement de solutions numériques et l’accompagnement de projets.
Puis vient une volonté plus large : créer un environnement dans lequel les jeunes peuvent apprendre, pratiquer, présenter leurs projets et se confronter aux exigences du monde professionnel.
« Je veux que le jeune qui sort de chez nous puisse dire : j’ai appris, j’ai pratiqué et je suis capable de réaliser quelque chose. »
Cette volonté de placer la pratique au centre de la formation constitue l’une des marques de son approche.
La jeunesse au cœur du projet
Dans un pays où l’insertion professionnelle des jeunes demeure un enjeu majeur, le discours de Zangue TOKAM Rodges Dikonc se veut résolument orienté vers les compétences.
Pour lui, la formation ne doit pas uniquement conduire à l’obtention d’un diplôme. Elle doit également développer la capacité à résoudre des problèmes, à travailler en équipe et à transformer une idée en projet concret.
Les stages académiques organisés dans son environnement professionnel participent à cette logique.
Des étudiants sont amenés à travailler sur des projets numériques, à présenter leurs réalisations devant des jurys et à expérimenter les exigences d’un environnement professionnel.
« Un diplôme est important, mais la compétence doit parler à la place du diplôme. »
Quand l’innovation devient une réponse aux problèmes locaux
L’autre dimension de son engagement réside dans l’innovation.
Avec des projets comme DGLCars, Zangue TOKAM Rodges Dikonc cherche à mettre les technologies numériques au service de problématiques concrètes, notamment dans le domaine de la mobilité.
Son approche est caractéristique d’une nouvelle génération d’entrepreneurs africains : partir d’un problème local, imaginer une solution technologique et tenter de construire progressivement un modèle capable de répondre aux besoins du marché.
Cette vision traduit une conviction plus large : le continent africain ne doit pas être uniquement un marché pour les innovations venues de l’extérieur.
« Nous devons aussi être capables de créer nos propres solutions, adaptées à nos réalités et à nos populations. »
Digital Generation Academy, un pari sur les compétences
Avec Digital Generation Academy, le projet prend une dimension institutionnelle.
L’établissement se positionne comme un espace destiné à accompagner les jeunes vers des compétences professionnelles dans plusieurs secteurs liés à la transformation numérique et à la gestion.
L’ambition est également de créer une passerelle entre la formation et le monde professionnel, en donnant une place importante à la pratique, aux projets et aux stages.
Pour son promoteur, cette approche répond à une nécessité : préparer les jeunes non seulement aux métiers d’aujourd’hui, mais aussi à ceux qui émergent avec l’intelligence artificielle et la transformation numérique.
« L’intelligence artificielle va transformer énormément de métiers. Notre responsabilité est de préparer les jeunes à cette transformation plutôt que de la subir. »
Un jeune dirigeant avec une ambition africaine
À travers son parcours, Zangue TOKAM Rodges Dikonc cherche désormais à inscrire son action dans une perspective plus large.
Son ambition dépasse la création d’une entreprise ou d’un centre de formation. Elle s’inscrit dans une vision d’un écosystème où les jeunes peuvent acquérir des compétences, développer des projets et, à terme, créer eux-mêmes de la valeur.
Une démarche qui rejoint un mouvement plus large de jeunes entrepreneurs africains qui souhaitent faire de la technologie un instrument de développement.
« Notre génération doit prendre sa responsabilité »
À ceux qui considèrent encore la jeunesse comme une génération en attente, le promoteur de Digital Generation Academy oppose une autre lecture.
« Notre génération doit prendre sa responsabilité. Nous devons apprendre, entreprendre, créer et transmettre. Si nous voulons transformer notre pays, nous devons aussi accepter de devenir des acteurs de cette transformation. »
À Yaoundé, entre salles de formation, projets numériques et initiatives entrepreneuriales, Zangue TOKAM Rodges Dikonc poursuit ainsi un pari : transformer la jeunesse par la compétence et la technologie.
Son parcours est encore en construction. Mais son message, lui, est déjà clairement établi : dans un monde où le numérique redessine l’économie, la jeunesse camerounaise ne doit pas rester spectatrice de la transformation ; elle doit en devenir l’un des moteurs.