28/07/2016
Encore des raisons de ne pas voter Trump... et d'avoir peur !
CNN – 27 Juillet 2016 - reprise de l'article de Brian McNair :
L'odeur du chaos est dans l'air. Donald Trump l'évoque à Cleveland. L'Etat islamique sème la terreur à Nice, Bruxelles, Paris, Orlando. La Grande-Bretagne est (semble) plongée dans ce chaos après le Brexit, tandis que l'Union Européenne se bat pour empêcher son apparition au milieu de la crise des migrants et de la légitimité politique. L'Ukraine et la Syrie sont déchirées, et la Turquie semble fragile après un coup d'Etat manqué.
Pour appliquer une métaphore de la science du chaos, nous sommes, paraît-il, dans un moment de transition (de phase). Un état relatif de l'ordre mondial - la paix durable ou long Peace, comme Steven Pinker la décrit dans "The Better Angels Of Our Nature" - existe depuis 1945. Nous allons maintenant passer à une nouvelle configuration de la lutte des pouvoirs et des idéologies, dont on ne peut prédire la nature, sauf de supposer que ce sera très différent de ce que nous avons connu.
La période intermédiaire de transition, dans laquelle nous sommes peut-être entrés, pourrait être chaotique, destructrice et violente à un degré que personne née après 1945 dans les pays industrialisés qui ont construit l'ordre d'après-guerre, ne peut imaginer.
Les grandes batailles de l'époque, actuellement en cours ou émergentes, ne sont pas celles qui ont dominé la fin du 20ème siècle - Gauche contre Droite, l'Est face à l'Ouest, communistes contre capitalistes. Depuis la chute du mur de Berlin, ces antagonismes (visions binaires) sont de moins en moins pertinents. Ce sont les forces obscures du nationalisme et de sectarisme religieux qui « conduisent » maintenant la politique mondiale, alimentant la montée d'un populisme brut et xénophobe que nous n’avons pas vu depuis les années 1930 dans le monde capitaliste.
Trump est la manifestation la plus vivante de ce populisme, mais nous voyons ce dernier (le populisme) partout où nous regardons dans les démocraties sociales autrefois stables - l'Allemagne, le Danemark, le Royaume-Uni, la France, la Grèce, et même l'Australie, où la démagogue Pauline Hanson du parti One Nation a été renvoyée au Sénat lors des dernières élections.
Appel au nationalisme et peur des « autres » remplacent les notions de sécurité collective, d'intérêt commun, de devoir moral de prendre soin de ceux dans le besoin tels que les demandeurs d'asile.
Trump loue ouvertement Poutine et Saddam Hussein pour leur leadership et leur efficacité (qui dans le cas de Saddam, ne l'oublions pas, inclut l'utilisation d'armes chimiques contre son propre peuple). L'OTAN, déclare-t-il, a fait son temps, de même que tous les traités sur les changements climatiques et les accords commerciaux internationaux qu'il juge être contre les intérêts américains.
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Traduction du reste de l’article par François-Xavier Chalot, Fondateur d’Infostats, à suivre… Infostats est ouverte à l’amélioration de cette traduction. Contactez-moi ;-)
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Avertissement : Brian McNair is the author of "Cultural Chaos." The views expressed in this commentary are solely those of the writer. CNN is showcasing the work of The Conversation, a collaboration between journalists and academics to provide news analysis and commentary. The content is produced solely by The Conversation.