13/04/2026
Je me suis posée beaucoup de questions sur ce que j’allais écrire ici, sans jamais vraiment trouver de réponse. Alors je vais, tout simplement, écrire comme ça vient.
Ces derniers jours, tout s’est bousculé. Le choc et la douleur. L’effondrement et le soulagement qu’elle ne souffre plus. L’envie de vivre et la colère. Les rires avec ma fille et la peur. L’envie de tout lâcher et l’acceptation. Le vide et le déni… Mais aussi vos attentions, vos messages qui m’ont tant touché et me laissent, pourtant, incapable de répondre à ce “comment tu vas?”
C’est un tsunami.
Beaucoup m’ont demandé ce que je comptais faire maintenant. Certaines m’ont dit “j’imagine que vous aviez prévu la suite si ça arrivait”…
Non. Jamais. Tout simplement parce que c’était inenvisageable. Parce que les nouvelles quotidiennes traversaient le filtre de son déni, puis du mien. Parce qu’on y croyait, qu’on adaptait au fur et à mesure. Parce qu’elle avait une rage de vivre et qu’on avait des projets plein la tête.
Et finalement, c’est très bien comme ça. Le choc a été d’autant plus violent mais elle a pu partir comme elle le voulait : sans jamais baisser les bras.
Alors maintenant, qu’est ce que je vais faire ? Au milieu de ce tumulte, la seule chose dont je n’ai jamais douté, c’est que j’allais continuer.
Continuer parce qu’elle le voulait, je le sais. A travers nos diverses conversations, nos mots pudiques mais qui disaient tout. On n’avait pas besoin de plus, on savait. Tout ce qu’on était l’une pour l’autre, tout ce qu’on voulait accomplir, toutes les lignes qu’on voulait faire bouger.
Alors oui, je vais continuer parce que j’ai la chance incroyable qu’on ait imaginé une suite ensemble. Ces derniers mois on a pensé l’avenir de PiléBulles : un rebranding, un nouveau site, un discours encore plus affirmé, une envie de porter enfin notre voix et d’assumer que “PiléBulles, c’est plus que nous deux, c’est une philosophie”.
Continuer pour moi mais aussi pour elle. Parce que c’est ma façon de la faire vivre, elle et tout ce qu’elle incarnait. Parce que ce n’est pas qu’un business, ce sont des convictions, une passion, une mission. Parce qu’on y a dédié 4 ans de notre vie et que ça représente tellement. Parce qu’elle me botterait les fesses si je ne continuais pas ! ^^
En réfléchissant à ce texte, je suis retombée sur “Le Podcast de la Loose” auquel on avait participé fin 2024 : “Quand la maladie bouleverse tous les plans”. Quand tu allais bien et qu’on pensait avoir mis tout ça derrière nous… Le réécouter, c’était à la fois dur et touchant. Aujourd’hui, nos mots prennent un autre sens tout aussi puissant. Celui de ne rien lâcher. De s’écrouler oui, mais de se relever, pour continuer à vivre, pour transformer cette épreuve insupportable en quelque chose de beau. En l’écoutant, je n’ai rien vu de plus sincère, honnête et puissant à dire.
Alors Aline, je te le promets, je vais continuer, reprendre la parole et porter notre voix plus loin, plus haut, plus fort. Pour toi.