Elhadji Wack Ndiaye

Elhadji Wack Ndiaye 🌟 Homonumericus – Penseur connecté à Dieu – Esclave d’Allah (SWT), au service du Prophète Muhammad (PSL).

Ecrivain de l’invisible | ✍️ batisseur de ponts au croisement du divin, du Numérique et de l’Intelligence Artificielle.
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L’incertitude de la   : l’  que tu négliges. Et si c’était ton dernier appel à la   ? .Louange à  , le Tout  , le Très M...
04/09/2026

L’incertitude de la : l’ que tu négliges. Et si c’était ton dernier appel à la ?

.

Louange à , le Tout , le Très Miséricordieux.

Qu’Allah couvre de Ses bénédictions et de Sa paix notre bien-aimé (PSL) ainsi que sa famille, ses nobles compagnons et tous ceux qui suivent sa voie jusqu’au Jour dernier.

Chaque jour, Allah nous offre 1 440 minutes dont nous gaspillons une grande partie dans des occupations futiles. Pourtant, l'appel à la prière (Adhan) ne réclame que 25 minutes au total par jour (environ 5 minutes par prière, 5 fois par jour), soit à peine 1,7 % de notre temps quotidien.

Cinq minutes, c’est le temps qu’on perd sans y penser, les yeux fixés sur un écran à regarder défiler des vies qui ne sont pas les nôtres, à errer sans but d’une application à l’autre pour chasser l’ennui sur notre smartphone, ou à attendre que la journée de travail se termine.

On a toujours du temps pour se distraire pour oublier le silence mais combien de fois avons-nous du mal à offrir quelques minutes à Celui qui nous a donné chaque minute de notre vie ?

Quand il s’agit de donner du temps à Celui qui nous a tout offert, ces quelques minutes deviennent lourdes. On repousse, on oublie, comme si on avait l’éternité devant nous.

Nous vivons parfois comme si demain nous appartenait, comme si notre prochain souffle était garanti, comme si nous avions signé un contrat avec le temps. Pourtant, chaque lever de soleil est un dépôt qu’Allah nous confie et chaque coucher de soleil emporte avec lui une partie de notre vie. Le temps n’est pas notre propriété. Chaque minute qui passe est une minute que nous ne récupérerons jamais.

Allah nous rappelle dans la sourate Al-Asr : « Par le Temps ! L’homme est certes en perdition, sauf ceux qui croient, accomplissent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement la patience. » (Sourate Al-Asr, 103:1-3). Ces paroles devraient nous faire réfléchir car nous comptons souvent notre argent, nos biens, nos années, nos projets et nos réussites mais nous oublions de compter ce qui diminue réellement chaque jour : le temps qui nous reste.

Et puis viendra un jour que personne ne pourra repousser. Un jour où le téléphone cessera de vibrer, où les notifications resteront silencieuses, où les agendas se refermeront et où les messages resteront sans réponse. Les projets que nous pensions urgents n’auront plus aucune importance. Peut-être même, nos jambes, si solides aujourd’hui, ne nous permettront plus de nous lever pour rejoindre le tapis de prière. Ce jour-là, nous donnerions tout ce que nous possédons pour récupérer une seule minute de cette vie que nous avions parfois trouvée trop courte pour prier.

Quelle immense miséricorde, qu’Allah nous donne encore aujourd’hui la possibilité de nous prosterner. Cinq fois par jour, l’Adhan interrompt le vacarme du monde pour nous rappeler que nous ne sommes pas faits uniquement pour travailler, courir, consommer, accumuler et nous distraire.

L’Adhan n’est pas une interruption de notre vie mais une invitation à retrouver ce qui lui donne un sens, un rappel que derrière nos préoccupations quotidiennes existe une réalité infiniment plus grande que ce monde auquel nous consacrons toute notre énergie.

Le Prophète (PSL) nous a enseigné que le serviteur est au plus près de son Seigneur lorsqu’il est prosterné. Peut-être est-ce pour cela que tant de larmes trouvent, dans le silence du sujûd, la permission de couler. Dans cette position où l’être humain est le plus humble, le cœur peut déposer ce qu’il ne parvient plus à porter seul. Et Allah nous rappelle : « Certes, c’est par l’évocation d’Allah que les cœurs se tranquillisent. » (Sourate Ar-Rad, 13:28).

La prière ne fait pas disparaître toutes nos épreuves. Elle fait quelque chose de plus profond : elle nous donne la force de les traverser sans laisser nos épreuves nous éloigner d’Allah. Elle ne change pas toujours immédiatement les circonstances de notre vie mais elle peut changer notre manière de les porter. Elle remet de la lumière là où le monde accumule de la fatigue, elle apaise le cœur lorsque tout devient lourd et elle nous rappelle que même lorsque nous avons l’impression d’être seuls, nous ne sommes jamais seuls avec Allah.

Alors, lorsque le prochain Adhan retentira, ne le laissons pas se perdre dans le bruit d’une notification, d’un appel, d’une réunion ou d’une tâche qui peut attendre. Levons-nous, faisons nos ablutions et allons vers Celui qui nous appelle. Éloignons-nous quelques instants de ce monde qui nous sollicite sans cesse. Inclinons-nous et prosternons-nous. Allah ne nous demande pas toute notre journée. Il nous demande seulement quelques minutes pour revenir à Lui, retrouver notre paix et nous rappeler à Qui nous appartenons.

Un jour, nous réaliserons que les vingt-cinq minutes quotidiennes que nous négligions étaient les plus précieuses de notre vie car le véritable compte à rebours est celui de notre existence et non celui de l’Adhan. Et ce jour-là, il sera trop t**d. Les minutes qu'on trouvait trop longues pour l'essentiel se transformeront en un immense regret, quand on comprendra qu'on a tout dépensé pour le vide, sans jamais poser les yeux sur ce qui comptait vraiment.

Chaque minute nous rapproche du jour où nous retournerons vers Celui qui nous a donné la vie. Nul ne sait combien de temps il lui reste. Alors, tant que l’Adhan retentit, que nos jambes peuvent nous porter, que nos mains peuvent faire les ablutions et que notre front peut toucher le sol, ne remettons pas la prière à demain. Un jour, nous souhaiterons revenir pour nous prosterner une fois encore mais il n’y aura plus de « plus t**d ».

🤲 Qu’Allah nous accorde la constance dans ces vingt-cinq minutes, qu’Il les rende plus lourdes dans la balance que les 1 415 autres et qu’Il fasse de chacune de nos prosternations une lumière dans ce monde et dans l’autre.

Jummah Mubarak à toutes et à tous. 🕌🤲❤️

Elhadji Wack Ndiaye



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02/09/2026

https://www.socialnetlink.org/2026/08/28/new-deal-technologique-repenser-la-poste-du-senegal-du-reseau-postal-traditionnel-au-pivot-de-la-souverainete-numerique-et-financiere/

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  : Entre larmes et gratitude : se souvenir de notre Prophète  (PSL)En ce jour de Mawloud, le monde entier célèbre la na...
25/08/2026

: Entre larmes et gratitude : se souvenir de notre Prophète (PSL)

En ce jour de Mawloud, le monde entier célèbre la naissance de notre Prophète Mohammed (PSL) mais mon cœur est lourd de tristesse.

Quand je pense à tout ce qu’il a traversé dès le début de sa vie, à cet orphelinat si lourd à porter, à la perte de son père et à l’absence de la chaleur d’une mère, j’ai les larmes aux yeux. Il a connu très tôt la douleur, le manque et la solitude. Il a grandi avec des épreuves qui auraient pu laisser en lui beaucoup de colère et de dureté. Pourtant, malgré tout ce qu’il a vécu, il n’a jamais cessé de faire preuve de douceur, de patience, de pardon et d’une immense miséricorde envers les autres.

Il a consacré sa vie à soulager celle des autres. Il a été blessé mais il n’a jamais répondu à la douleur par la haine. Il a porté tant de choses en silence et a continué à aimer, à pardonner et à guider les hommes vers Allah.

C’est peut-être ce qui rend son histoire encore plus bouleversante.

Que la paix et les bénédictions les plus sincères d’Allah soient sur lui, le Messager d’Allah (SWT). Plus de quatorze siècles après son départ, son absence continue de toucher profondément le cœur de ceux qui l’aiment.

En ce jour de Mawloud, qu’Allah nous permette de mieux connaître sa vie, de comprendre ses enseignements et surtout de suivre son exemple dans nos comportements et dans notre manière de traiter les autres.

Bon Mawloud à toute la Oummah islamique. Qu’Allah apaise les cœurs de chacun, pardonne nos fautes, nous rapproche de Lui, nous unisse dans la foi et répande Sa miséricorde sur nous tous. 🤲💔

Elhadji Wack Ndiaye



Ndiogou Lat Ndoumbe Sénégal Numérique SA Omar Apo Mendy Ndonky Senegal7 Social Net Link Adjia Yoro Ndiaye Thiendella KEBE Emne Diatta-Fak KIIRAAY (LES PATRIOTES RÉPUBLICAINS)🇸🇳 Apollinaire Aikpon Sokhna Sow Ba Malick Pape Mbaye Amadou Badiane Serigne Saliou Ndiaye Mohamadou Mbengue Wack Ndiaye Ministère des Télécommunications et du Numérique Groupe Sonatel Yas Senegal Ibrahima Débé Niang

  2026 :   à        , la mère souvent oubliée de celui qui a illuminé le   Louange à  , le Tout  , le Très Miséricordieu...
21/08/2026

2026 : à , la mère souvent oubliée de celui qui a illuminé le



Louange à , le Tout , le Très Miséricordieux.

Qu’Allah couvre de Ses bénédictions et de Sa paix notre bien-aimé (PSL) ainsi que sa famille, ses nobles compagnons et tous ceux qui suivent sa voie jusqu’au Jour dernier.

En ce dernier vendredi avant le Mawloud (Gamou), alors que les cœurs s’apprêtent à vibrer à l’unisson pour célébrer la naissance du meilleur des hommes, il est essentiel de se souvenir avec respect et gratitude de celle qui fut la mère de celui qu’Allah envoya comme miséricorde pour les mondes. Une grande et courageuse Dame, issue de la noblesse de Quraysh, qui donna la vie à celui dont la présence allait illuminer nos vies, éclairer nos chemins et guider l’humanité entière.

Dans la mémoire collective musulmane, on parle beaucoup de Khadija, de Fatima, de Aïcha ou de Halima. Mais il y a une femme dont le nom devrait lui aussi être prononcé avec tendresse, respect, gratitude et abondance. Une dame dont l’histoire est souvent racontée trop rapidement alors qu’elle a connu la joie, la solitude, le veuvage et le deuil.

Cette femme s’appelait Sayyidatuna Amina bint Wahb, celle qui a porté dans son ventre celui qui allait devenir le prophète Muhammad (PSL), le Messager d’Allah (SWT). Mais malgré la grandeur de sa mission divine, elle reste une figure silencieuse dans la biographie et l’histoire de la vie du Prophète Muhammad (PSL), souvent réduite à son simple rôle de « mère du Prophète ».

Pourtant, derrière cette appellation se cache une femme profondément humaine, une épouse, une mère et une dame éprouvée dont la vie fut traversée par les séparations, la souffrance et une dignité silencieuse qui force le respect.

Elle épousa Sayyiduna Abdullah ibn Abd al-Muttalib, le père du Prophète (PSL), dans une union empreinte d’espoir et de douceur. Mais ce bonheur fut de courte durée car Sayyiduna Abdullah mourut très jeune avant même la naissance du Prophète (PSL), laissant Sayyidatuna Amina seule, veuve, portant en elle un enfant encore à naître. Elle se retrouva alors face à une double épreuve : le deuil de son bien-aimé époux et l’attente fragile d’une maternité qu’elle devait désormais vivre sans lui.

Dans cette solitude, elle porta son enfant avec patience et avec une force silencieuse. Chaque jour devait être un mélange de douleur et d’espérance comme si la vie lui demandait de tenir bon sans lui révéler le destin extraordinaire de l’enfant qu’elle portait.

Puis naquit Muhammad (PSL). Dans une existence déjà assombrie par l’absence, cette naissance fut une lumière et une consolation pour le cœur d’une mère qui avait déjà connu le deuil. Elle avait désormais son enfant dans ses bras, celui qu’elle avait porté dans son ventre, celui auquel elle allait donner son amour, sa tendresse et son premier refuge. Mais cette joie fut, elle aussi, éphémère.

Sayyidatuna Amina continua de vivre auprès de son fils, lui offrant un amour tendre et protecteur jusqu’au moment où elle entreprit un voyage vers Médine pour rendre visite à la famille de son défunt époux. Sur le chemin du retour, à Abwa, entre La Mecque et Médine, la maladie la rattrapa. Là, loin de sa maison et loin des siens, Sayyidatuna Amina rendit son dernier souffle, laissant derrière elle un enfant qui n’avait qu’environ six ans, déjà orphelin de père et désormais orphelin de mère. Ce dernier fut alors confié à Umm Ayman, la servante qui l’accompagnait, qui le ramena à La Mecque puis à son grand-père Abd al-Muṭṭalib.

Fermons les yeux un instant et essayons de mesurer la douleur de cette séparation. Imaginons une mère qui comprend que ses bras vont bientôt devoir lâcher son enfant pour mourir. Imaginons le silence de ces derniers instants, la fragilité de cette vie qui s’éteint et le regard d’une mère posé sur son petit garçon, sans savoir ce que l’avenir lui réserve.

Elle s’en allait sans pouvoir imaginer qu’un jour son enfant deviendrait le Messager d’Allah. Elle n’entendrait jamais sa voix réciter le Coran. Elle ne le verrait jamais se tenir debout pour appeler les hommes à l’unicité d’Allah. Elle ne verrait jamais les générations prononcer son nom avec amour. Elle n’aura pas connu la révélation, ni les grandes étapes de sa mission. Elle n’aura connu que quelques années de maternité, le deuil, la solitude.

Elle savait seulement qu’il n’était pas un enfant ordinaire, qu’il était précieux à ses yeux et qu’elle devait l’aimer et le protéger mais elle ne pouvait pas mesurer l’immensité du destin qui l’attendait.

Sa mort fut discrète à l’image d’une vie dont nous parlons trop peu. Mais elle marqua profondément l’histoire du Prophète (PSL), qui grandit avec cette absence fondatrice, cette blessure première qui allait l’accompagner tout au long de sa vie.

Lorsque nous pensons à Muhammad (PSL), lorsque nous prononçons son nom avec amour et que des millions de voix le saluent à travers le monde, souvenons-nous aussi de celle qui lui donna la vie.

Fermons encore les yeux et pensons à cet enfant. Un enfant qui a vu la main de sa mère disparaître alors qu’il n’avait que six ans et qui a dû poursuivre son chemin avec cette absence chevillée au cœur. Un enfant qui allait devenir le meilleur des hommes, mais qui grandirait sans pouvoir partager avec sa mère les grandes étapes de sa vie.

Lorsque vint la première révélation et qu’il reçut la responsabilité immense de transmettre le message d’Allah, elle n’était plus là pour essuyer ses larmes de crainte, le regarder, le rassurer ou simplement lui dire, comme seule une mère peut le faire, qu’il n’était pas seul. Il dut avancer sans le réconfort de cette présence maternelle, guidé par Allah, avec au fond de son âme la blessure silencieuse d’un amour maternel perdu trop tôt.

Et pourtant, cette épreuve ne l’a pas empêché d’avancer. Au contraire, son existence nous rappelle que l’orphelinat, la solitude, le rejet, les larmes et les épreuves ne doivent jamais nous faire perdre l’espérance. Si lui, le meilleur des hommes, l’élu d’Allah, a traversé tant d’épreuves sans jamais cesser d’avancer, alors que faisons-nous de nos propres épreuves ?

À la moindre difficulté, au plus petit chagrin de ce monde, nous baissons parfois les bras. Nous nous lamentons. Nous oublions parfois que derrière chaque épreuve peuvent se trouver une leçon, une élévation et une proximité plus grande avec Allah. Face à son exemple, ne devrions-nous pas apprendre à regarder nos épreuves autrement ?

Réveillons-nous, ô communauté de Muhammad (PSL). Ne soyons pas de ceux qui abandonnent au premier vent contraire alors que le chemin qu’il nous a tracé est un chemin de patience, de courage, de confiance et de foi. Portons notre foi avec dignité. Supportons nos fardeaux avec patience. Gardons espoir lorsque les portes semblent se fermer. Face à son exemple, apprenons à regarder nos épreuves autrement et à ne jamais perdre l’espérance.

Aujourd’hui, il est temps de rendre hommage à celle que l’histoire a trop souvent laissée dans le silence. À celle qui a donné au monde Muhammad (PSL), le Messager d’Allah, celui que le Coran décrit comme une miséricorde pour les mondes et dont le nom est prononcé des millions de fois chaque jour, aux quatre coins de la terre. Celui que des générations entières aiment de tout leur cœur sans jamais avoir eu la chance de croiser son regard.

Et derrière cette lumière qui traverse les siècles, derrière cet amour qui demeure vivant dans le cœur de millions de personnes, il y eut d’abord une mère : Sayyidatuna Amina, celle qui porta dans son cœur et dans sa chair celui qui allait porter la Parole d’Allah jusqu’à l’humanité entière.

Merci, Sayyidatuna Amina bint Wahb.

Merci pour cette maternité brève et éprouvée. Ton visage a disparu depuis près de quatorze siècles mais ton nom demeure attaché à celui du plus aimé des hommes. Puisse Allah te combler au-delà de toute espérance, t’ouvrir les portes de Sa vaste miséricorde et t’accorder une demeure de paix et de lumière.

Au jour béni du Mawloud, j’invite donc toute la Ouma islamique à élever ses mains, à ouvrir son cœur et à multiplier les prières et les salutations sur notre bien-aimé Prophète Muhammad (PSL), tout en adressant également d’abondantes invocations à Allah en faveur de Sayyidatuna Amina bint Wahb, en reconnaissance du rôle immense et silencieux qu’elle a joué dans l’histoire de celui qu’Allah envoya comme miséricorde aux mondes.

🤲 Amine 🤲

Allahumma salli wa sallim ala Sayyidina Muhammad, wa ‘ala alihi wa sahbihi ajma’in. (PSL)

🌙🤲❤️ Jummah Mubarak à vous et à vos proches 🕌✨

Elhadji Wack Ndiaye



Wack Ndiaye Sénégal Numérique SA Ndiogou Lat Ndoumbe Omar Apo Mendy Ndonky Social Net Link Senegal7 Adjia Yoro Ndiaye Ibrahima Débé Niang Thiendella KEBE Emne Diatta-Fak KIIRAAY (LES PATRIOTES RÉPUBLICAINS)🇸🇳 Apollinaire Aikpon Sokhna Sow Ba Malick Pape Mbaye Amadou Badiane Ministère des Télécommunications et du Numérique Groupe Sonatel Yas Senegal Mohamadou Mbengue Serigne Saliou Ndiaye

New Deal Technologique : Le     n’a jamais été au « cinquième sous-sol ». La formule est restée dans les mémoires non pa...
19/08/2026

New Deal Technologique : Le n’a jamais été au « cinquième sous-sol ».

La formule est restée dans les mémoires non pas tant par son originalité que par ce qu’elle semble suggérer. C’est précisément pour cette raison que cette réflexion n’est ni une nostalgie du passé ni une contestation du présent. Elle est un rappel nécessaire : dans l’histoire du numérique sénégalais, personne n’est arrivé sur un terrain vierge. Et lorsqu’on prétend raconter le présent sans reconnaître ceux qui ont construit hier, ce n’est pas seulement la mémoire que l’on maltraite. C’est aussi la vérité historique. On peut certes arriver après et construire un étage supplémentaire. Mais cela ne donne pas le droit d’effacer les fondations encore moins ceux qui les ont posées.

On oublie trop vite d’où l’on vient et surtout grâce à qui nous en sommes là aujourd’hui. La dynamique technologique actuelle n’est ni le fruit du hasard ni l’œuvre d’une seule génération. Elle est l’aboutissement de plusieurs décennies de travail, d’apprentissage, d’audace et de persévérance. Des générations d’ingénieurs, techniciens, informaticiens, entrepreneurs, régulateurs, enseignants et visionnaires ont construit, souvent loin des projecteurs, les fondations sur lesquelles nous bâtissons aujourd’hui. Certains nous ont quittés, d’autres sont devenus des vétérans discrets. Certains sont à la retraite, d’autres ont quitté le pays ou sont partis définitivement, emportant avec eux une partie de cette histoire. Combien de mémoires allons-nous perdre avant de commencer à les recueillir ? Combien de noms allons-nous oublier avant de comprendre qu’ils font partie de notre patrimoine national ?

L’innovation au Sénégal n’est pas une affaire d’une génération spontanée. Elle est le prolongement d’une histoire faite de contraintes, de moyens limités, de technologies difficiles à obtenir, de réseaux fragiles et de longues nuits consacrées à résoudre des problèmes pour lesquels il n’existait parfois aucun manuel. À une époque où il n’y avait ni cloud, ni intelligence artificielle, ni outils modernes de supervision, ni capacités de calcul comparables aux nôtres, des ingénieurs et techniciens ont pourtant installé des serveurs, interconnecté des sites, déployé des réseaux et maintenu des infrastructures télécom. Ils l’ont fait avec moins de moyens, moins de confort et souvent moins de visibilité mais avec la conviction que le Sénégal pouvait construire ses compétences et maîtriser ses technologies.

L’histoire des télécommunications sénégalaises ne doit pas seulement être celle des institutions et des infrastructures mais aussi celle des hommes et des femmes qui les ont bâties, exploitées, modernisées et surtout ceux qui ont formé les générations suivantes. Une infrastructure peut vieillir, être remplacée ou disparaître mais un savoir transmis peut, lui, continuer à vivre pendant plusieurs générations.

Parmi les grandes figures de cette histoire, Alassane Dialy Ndiaye occupe une place particulière. Premier Directeur général de Sonatel et pionnier des télécommunications spatiales, il a participé à la mise en place de la station terrienne de Gandoul, inaugurée en 1972 et joué un rôle important dans la réflexion ayant accompagné la réforme du secteur des télécommunications et la création de Sonatel en 1985. Derrière ces grandes décisions, toute une génération d’ingénieurs et de techniciens travaillait avec les technologies disponibles pour connecter un pays qui entrait dans une nouvelle ère.

Puis vient Sonatel, l’opérateur historique, dont l’histoire accompagne depuis 1985 une grande partie de la transformation des télécommunications sénégalaises : du téléphone fixe au mobile, des réseaux de transmission aux réseaux de données, de l’Internet à la fibre et aux technologies mobiles de nouvelle génération. Derrière son nom, il faut voir les ingénieurs de transmission, spécialistes de la commutation, experts radio, techniciens de terrain, administrateurs réseaux, équipes de maintenance, développeurs et chefs de projet qui ont parfois quitté leur famille pour réparer une liaison à des centaines de kilomètres, travaillé la nuit ou affronté la chaleur et les difficultés du terrain pour maintenir le Sénégal connecté. Les premières réalisations de Sonatel témoignent de cette ambition. Dès ses premières années, le réseau téléphonique a été profondément développé et le premier réseau de données, SENPAC, mis en service en 1988 pour répondre aux besoins des entreprises. C’est aussi dans cette histoire qu’il faut replacer Cheikh Tidiane Mbaye, qui a dirigé Sonatel pendant une longue période et accompagné une phase déterminante de sa modernisation et de son expansion représentant une génération de bâtisseurs qui a reçu un héritage, l’a transformé et l’a projeté vers une nouvelle dimension régionale.

Mais cette histoire dépasse les télécommunications. Elle se poursuit avec l’informatique, les réseaux, les systèmes d’information et l’Internet. Il faut également saluer Alex Corentin, figure associée à l’histoire et au développement de l’Internet au Sénégal notamment autour de la gouvernance de l’Internet et du domaine national .sn.

Pour mesurer le chemin parcouru, il suffit ensuite de regarder les structures qui ont forgé le socle de notre souveraineté numérique.

L’ Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a structuré le marché à travers l’encadrement des licences de téléphonie et des technologies mobiles successives jusqu’à la 5G, les campagnes de contrôle de la qualité de service et de la couverture réseau, l’optimisation du partage des infrastructures passives notamment le RAN Sharing et la fibre, la régulation des marchés de gros et le dégroupage des boucles locales ainsi que l’encadrement de la transition numérique et de la régulation postale face à l’essor du commerce électronique.

Sénégal Numérique S.A. (Ex. ADIE), héritière des grandes visions de modernisation, a pour sa part concrétisé des projets structurants majeurs : plus de 6 000 kilomètres de fibre optique pour désenclaver les régions, trois datacenters de classe internationale à Orana, au Technopôle et à Diamniadio, l’Intranet Administratif interconnectant près de 1 500 bâtiments publics, l’optimisation de la connectivité internationale grâce aux câbles sous-marins stratégiques et le portage technique des plateformes de dématérialisation et des espaces « Sénégal Services ».

Le secteur privé a également joué un rôle essentiel à travers le Syndicat des Professionnels de l’Industrie du Numérique (SIPEN) et ses organisations mères . Il a contribué à structurer la voix des entrepreneurs et PME de la tech, organiser des rendez-vous internationaux pour positionner le Sénégal comme carrefour d’affaires numériques en Afrique de l’Ouest, défendre le contenu local dans la commande publique informatique, favoriser les synergies interentreprises et accompagner la transition des entreprises traditionnelles vers l’économie numérique. N’oublions pas les pionniers de l’ingénierie logicielle et matérielle, notamment des structures comme Art Informatique et les cabinets d’experts des années 80, 90 et 2000. Ils ont participé à l’informatisation des premières grandes directions financières et administratives de l’État, déployé les premiers parcs informatiques dans un contexte de rareté technologique, formé des générations de jeunes informaticiens, conçu des architectures réseaux sur mesure pour les premières grandes entreprises privées et assuré la maintenance de systèmes complexes malgré les contraintes d’infrastructure de l’époque.

La CDP, Commission de Protection des Données Personnelles, occupe également une place importante dans cette construction en faisant émerger une culture de protection de la vie privée à mesure que le numérique s’imposait dans la vie économique et administrative. Le FDSUT, quant à lui, a participé à la réduction de la fracture numérique en soutenant l’accès universel et l’extension des infrastructures vers les territoires moins bien desservis car la souveraineté numérique se mesure aussi à la capacité de connecter celui qui vit loin des grandes villes.

Nous ne devons pas confondre nouveauté et commencement. Une nouvelle technologie n’efface pas celles qui l’ont précédée. Une nouvelle génération ne commence pas avec elle-même. Une nouvelle politique numérique ne devrait pas avoir besoin d’effacer les générations précédentes pour démontrer sa valeur. Au contraire, une nation qui connaît son histoire technologique sait mieux où elle veut aller. Le Sénégal peut et doit être fier de ses ambitions numériques actuelles. Nous devons accélérer dans l’intelligence artificielle, le cloud, la cybersécurité, les technologies émergentes et la souveraineté numérique. Mais regarder derrière nous ne signifie pas vivre dans le passé. Cela signifie comprendre la force de nos fondations et reconnaître que ce qui est possible aujourd’hui est aussi le fruit de ce qui a été construit hier.

Le plus bel hommage à nos pionniers n’est peut-être pas seulement de prononcer leurs noms mais de transmettre leur exigence, leur courage, leur passion, leur sens du devoir, leur capacité à construire avec peu et leur volonté de former ceux qui viendraient après eux. Parce qu’une véritable nation ne se contente pas de construire mais se souvient de ceux qui ont construit. Alors, rendons à nos véritables bâtisseurs ce qui leur appartient. Non pour opposer hier à aujourd’hui, ni pour contester les mérites de ceux qui construisent aujourd’hui mais pour rappeler une vérité simple : aucune génération ne bâtit sur un terrain vierge.

Nous avons reçu un héritage. À nous de l’honorer, de l’enrichir et surtout de le transmettre. Demain, lorsque nos enfants regarderont le Sénégal numérique que nous aurons contribué à construire, ils auront le droit de savoir qui a ouvert les premières portes, posé les premières pierres et consacré, parfois dans l’anonymat le plus complet, une partie de sa vie à rendre possible ce que nous considérons aujourd’hui comme évident. Il est donc temps d’écrire, avec vérité et sans complaisance, l’histoire de l’ingénierie numérique sénégalaise avant que les derniers témoins de cette grande aventure ne disparaissent avec leurs souvenirs. Car au fond, la souveraineté numérique ne consiste pas seulement à posséder des infrastructures, des technologies ou des données. Elle consiste aussi à savoir d’où nous venons, à reconnaître ceux qui nous ont précédés et à avoir suffisamment de mémoire pour ne jamais confondre le dernier chapitre avec le commencement de l’histoire.

Peut-être, finalement, que le véritable défi n’est pas de savoir qui a découvert le numérique au cinquième sous-sol, mais de se souvenir que certaines fondations étaient déjà là, bien avant que certains ne viennent en revendiquer la découverte.

Et vous, quels sont les ingénieurs, techniciens, chercheurs, entrepreneurs ou structures sénégalaises qui ont contribué à bâtir notre souveraineté technologique sans toujours recevoir la reconnaissance qu’ils méritent ? Qui faut-il absolument citer ? Dites-le-nous en commentaire.

Elhadji Wack Ndiaye

EXPERT EN POLITIQUES PUBLIQUES NUMÉRIQUES & SOUVERAINETÉ TECHNOLOGIQUE -Analyste en Transformation Digitale de l'État & Gouvernance des Systèmes d'Information

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