05/09/2026
Aujourd’hui, j’avais envie de vous partager quelque chose d’un peu plus personnel.
Depuis que j’élève des bébés perroquets, depuis 2010, j’ai rencontré énormément de personnes. Des familles différentes, des caractères différents, des attentes différentes… et c’est aussi ce qui rend mon métier si particulier.
Ce matin encore, une famille est venue rencontrer son petit protégé, un bébé rosalbin. ❤️
Et dès les premières minutes, le feeling était là : des bisous, des câlins, des papouilles… un bébé détendu, des personnes heureuses et réceptives. Une très jolie rencontre comme on aime en vivre.
Mais parfois, ça ne se passe pas comme ça.
Il m’est arrivé récemment de vivre une rencontre complètement différente, et pour la première fois depuis toutes ces années, je suis restée avec un vrai sentiment d’échec.
Les personnes semblaient mal à l’aise, un peu dans la peur, pas vraiment réceptives… et mes oiseaux, eux aussi, étaient différents. Agités, énervés, peu coopératifs.
Comme si, finalement, personne n’était vraiment à sa place à ce moment-là.
J’ai essayé de détendre l’atmosphère, d’expliquer, de présenter mes oiseaux… mais le feeling n’est jamais venu.
Et forcément, je me suis remise en question.
Peut-être que ces personnes sont reparties en pensant que je manquais de professionnalisme ou que mes oiseaux étaient mal gérés.
Mais un perroquet n’est pas un objet que l’on pose tranquillement sur une table pour faire une démonstration parfaite.
🦜 Un perroquet bouge.
🦜 Il vole.
🦜 Il peut crier.
🦜 Il peut avoir peur.
🦜 Il ressent l’ambiance et peut être plus ou moins réceptif selon les personnes et le moment.
Et surtout, il a son propre caractère.
Accueillir un perroquet doit être une décision réfléchie. Ce n’est pas un achat impulsif que l’on décide à la va-vite. Il faut connaître les bons côtés, mais aussi les contraintes, et être certain d’être prêt à partager parfois plusieurs dizaines d’années avec lui.
Cette rencontre m’a blessée, parce qu’après toutes ces années je tiens toujours autant à ce que les personnes qui viennent chez moi repartent heureuses et rassurées.
Mais avec du recul, je me dis aussi une chose :
si le feeling n’est pas là, il vaut mieux le découvrir avant le départ du bébé qu’après.
Mon rôle d’éleveuse n’est pas simplement de vendre un perroquet.
C’est aussi d'observer, d'expliquer, de conseiller… et parfois d’accepter qu’une rencontre ne se passe pas comme on l’avait imaginée.
Parce qu’au bout du compte, celui qui doit rester au centre de toutes nos décisions, c’est l’oiseau. ❤️🦜
Une adoption réussie commence aussi par une belle rencontre.