05/02/2026
🩷💜💙
Il y a des violences qui ne semblent pas en être
Sans coups, sans chocs, ni cris,
Il y a des violences invisibles et discrètes
Quand dehors tout est sourires de façade et faux-semblants.
Il y a des phrases, des cadres.
Des règles posées calmement.
Des décisions prises “logiquement”, simples, organisées.
Avec des mots corrects, des délais, des “propositions”.
Ça commence petit à petit
On ne veut pas faire d’histoires.
On veut rester digne.
On ne cherche pas les conflits
Alors on s’adapte.
On cède, on se tait.
Cette violence est insidieuse.
Elle se faufile dans l’inconscient.
Elle s’accroche aux failles, aux peurs, à l’envie de bien faire.
Elle rabaisse lentement, méthodiquement.
Elle détruit la confiance, fragilise,
Et brouille le discernement.
On ne sait plus si on a le droit de dire non.
On ne sait plus si on exagère.
On ne sait plus qui on est
Ni ce que l’on doit faire
Et c’est ça le plus grave.
La perte de soi.
Moi, je voulais la paix.
Je voulais être adulte.
Je voulais que ça se passe bien.
Alors j’ai accepté.
Encore.
Puis encore.
J’ai cru que céder éviterait le conflit.
En réalité, ça m’a effacée.
Je n’existais plus,
Je me suis oubliée, perdue.
Trop épuisée pour réagir.
Trop anéantie, trop dépendante.
Cette violence-là est silencieuse.
Elle ne hurle pas.
Elle organise.
Elle impose sans lever la voix.
Elle s’installe dans le quotidien jusqu’à devenir normale.
Et le pire,C’est qu’on finit par se demander si le problème vient de nous.
Non.
Le problème, c’est l’emprise.
Le contrôle.
La manipulation exercée sur l’autre
Ce n’est pas de l’amour.
Ce n’est pas de la maturité.
C’est une prise de pouvoir.
Aujourd’hui, je choisi de dire stop.
Pas en criant.
Pas en attaquant.
En me redressant.
Dire non n’est pas une guerre.
C’est une libération.
Je ne suis pas f***e.
Je ne suis pas trop sensible.
Et surtout je n’inventes rien.
Je me réveille, je prends conscience.
Mieux vaut t**d que jamais.
À partir de maintenant,
Je ne négocie plus mon existence !
Ceci est public.
Parce que le silence protège les abuseurs.
Parce que l’injustice ordinaire doit être nommée.
Parce que reprendre le pouvoir commence par dire la vérité.🩷