12/06/2026
La plupart des gens pensent que le minimalisme est facile.
" C’est vide. "
" C’est simple. "
" Vraiment, ils ne se sont pas foulés ! "
Alors que souvent, c’est l’inverse.
Doug Horton disait :
" L’art de la simplicité est un casse-tête de complexité. "
C'est à mon sens l'une des phrases les plus justes sur le design.
Parce qu’épurer, ce n’est pas retirer au hasard.
C’est comprendre suffisamment un sujet pour ne garder que l’essentiel et être impactant.
Jacno l’avait déjà compris avec Rectangle.
Une rythmique quasi nue.
Une grosse caisse.
Très peu d’éléments.
Et pourtant, impossible de l’oublier.
Le Bauhaus aussi reposait là-dessus :
retirer le bruit pour améliorer la compréhension.
Kraftwerk.
Le graphisme suisse.
Même logique.
Quand quelque chose paraît évident, fluide, presque naturel… c’est souvent qu’il y a eu énormément de réflexion derrière.
Et aujourd’hui, dans la communication, c’est devenu encore plus visible.
Beaucoup d’entreprises ajoutent.
Des effets, des messages, des filtres, des carrousels, des animations, des slogans partout.
Alors que les marques qui paraissent solides avant même qu’on leur parle font souvent l’inverse.
Elles clarifient, elles structurent, elles assument une direction, elles laissent respirer !
Le minimalisme n’est pas un style décoratif.
C’est une prise de position.