18/09/2026
🐔 « BIEN-ÊTRE ANIMAL » : J’AI VU LA PUB… ET JE ME SUIS DEMANDÉ QUI ÉTAIT DERRIÈRE.
Sur le coup, je me suis dit : tiens, des éleveurs qui se regroupent pour améliorer le bien-être de leurs animaux, plutôt une bonne nouvelle.
Et puis mon détecteur à « attends, c’est qui derrière ? » s’est allumé. 😏
🔎 Alors j’ai vérifié.
Le site appartient en fait à LDC, le géant de la volaille derrière Le Gaulois et Maître CoQ, qui est aussi à l’origine de la démarche. Le collectif rassemble essentiellement des acteurs économiques de la filière.
Et quand on regarde les fameux engagements de plus près, l’image devient un peu différente :
➡️ « Plus d’espace » = seulement 10 % de densité en moins, avec encore jusqu’à 38 kg/m², soit environ 19 poulets/m².
➡️ « Poulaillers aménagés » = quelques enrichissements (ficelles, blocs à picorer, substrats, parfois perchoirs ou paille), mais aucun accès à l’extérieur obligatoire.
➡️ « Lumière naturelle » = des fenêtres dans les bâtiments, pas un accès au plein air.
➡️ Les souches de poulets à croissance rapide restent autorisées.
Autre détail intéressant : il n’est même pas nécessaire de respecter les 26 engagements. 75 % suffisent, à condition de ne pas avoir de non-conformité majeure.
Et ce n’est pas seulement moi qui trouve la communication discutable : CIWF, WELFARM, la LFDA et l’OABA ont saisi la DGCCRF, estimant que ce type de logo peut induire les consommateurs en erreur.
En gros, c’est un peu comme si TotalEnergies montait avec d’autres groupes pétroliers un collectif « Énergie propre », définissait lui-même les critères permettant de qualifier son essence de respectueuse de l’environnement… puis lançait une grande campagne de pub pour nous l’expliquer.
Il y a bien des améliorations derrière certains engagements. Mais entre ce que le mot « bien-être animal » évoque spontanément et ce que le référentiel permet réellement, il y a quand même une sacrée marge.
Comme toujours : regarder qui est derrière le joli logo. 😉