21/02/2025
L’un des plus grands mythes qui freinent l’esprit entrepreneurial en Afrique, et particulièrement au Cameroun, est cette croyance erronée selon laquelle il faut absolument un capital pour se lancer. Faux ! Archi-faux ! L’histoire du monde des affaires regorge d’exemples de personnes parties de zéro et qui ont bâti des empires sans aucun capital initial.
1- Le vrai capital, c’est l’IDÉE et la VALEUR qu’on apporte
L’argent n’est qu’un accélérateur, pas le point de départ d’un projet. Ce qui crée la richesse, ce ne sont pas les billets de banque, mais les idées innovantes, les solutions aux problèmes, la capacité à répondre à un besoin du marché. Steve Jobs a commencé Apple dans un garage, Mark Zuckerberg a créé Facebook depuis une chambre universitaire. Ils n’avaient pas de capital au départ, mais ils avaient une vision.
2- L’ère du numérique a réduit la barrière financière
Aujourd’hui, avec Internet, n’importe qui peut se lancer avec zéro franc CFA. Un consultant peut proposer ses services en ligne sans dépenser un sou. Un écrivain peut publier ses livres en version numérique sans passer par un éditeur. Un formateur peut vendre des cours en ligne sans posséder une salle de classe. L’excuse du capital ne tient plus.
3- Les ressources sont partout, sauf pour ceux qui cherchent des excuses.
Il y a des milliers de programmes de financement, de concours pour startups, d’incubateurs qui accompagnent les porteurs de projets. Mais qui en profite ? Ceux qui se battent et qui agissent, pas ceux qui se plaignent. Ceux qui ont un projet solide et une vision claire finissent toujours par trouver des investisseurs ou des partenaires.
4- L’État ne peut pas employer tout le monde : il faut s’adapter !
Si nous restons bloqués sur l’idée que seule l’État peut nous donner du travail, alors nous serons toujours dans la pauvreté. L’avenir appartient à ceux qui prennent des initiatives, pas à ceux qui attendent.
CONCLUSION : L’ARGENT N’EST PAS UNE BARRIÈRE, C’EST L’EXCUSE DES PAUVRES D’ESPRIT
Un vrai entrepreneur, un vrai leader, un vrai intellectuel ne se cache pas derrière l’absence de capital pour justifier son inaction. Il trouve des solutions, il commence petit, il utilise les moyens à sa disposition. Si on attend d’avoir des millions pour se lancer, on ne fera jamais rien. C’est pour cette raison que j’ai toujours dit aux jeunes de ne pas attendre le financement de l’état.
Donc, au lieu de dire "je n’ai pas de capital", commencez par une idée, créez de la valeur, proposez un service, utilisez Internet, et vous verrez que l’argent suivra. C’est l’initiative qui attire l’argent, pas l’inverse !
Monsieur Idriss CHIF