10/05/2026
Dans cette affaire, le Tribunal est saisi de plaintes d'une salariée pour pratique interdite et harcèlement psychologique. Cette dernière avait sollicité l'intervention de son supérieur face à un client agressif et intimidant, puis son emploi avait pris fin 14 jours plus t**d.
Le Tribunal considère que les demandes d'intervention constituaient l'exercice de son droit à un milieu exempt de harcèlement, même sans dénonciation formellement qualifiée de « harcèlement psychologique ». L'employeur ne renverse pas la présomption. Ses explications relatives au transfert et à une prétendue mise à pied temporaire sont jugées contradictoires.
Le Tribunal conclut également à du harcèlement psychologique au sens de l'article 81.18 LNT. Pendant plusieurs mois, la salariée a subi des comportements vexatoires et répétés, notamment des humiliations, du dénigrement et un manque de soutien lors d'incidents avec des collègues et des clients agressifs, lesquels ont porté atteinte à sa dignité et rendu son milieu de travail néfaste. En vertu de l'article 81.19 LNT, l'employeur devait prendre des moyens raisonnables pour prévenir le harcèlement et le faire cesser dès qu'il en était informé. Or, le supérieur a notamment minimisé certains incidents, refusé d'intervenir et adopté lui-même des comportements vexatoires. L'employeur a donc manqué à ses obligations légales.
Les plaintes sont accueillies, le congédiement est annulé et la réintégration de la salariée est ordonnée.
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Référence : 2026 QCTAT 3229