09/04/2026
L'épidémie du blocage gratuit sur Marketplace : Spécial Brossard
Avant, sur Marketplace, on redoutait les négociateurs de l’extrême ou les gens qui posaient des lapins. Aujourd'hui, il y a pire : la génération des bloqueurs compulsifs et des trolls de Spotted. C’est devenu un sport national, particulièrement ici à Brossard.
Les gens vous contactent, et au moindre micro-détail qui ne leur va pas, au lieu de parler comme des êtres humains, ils appuient sur le bouton « Bloquer ».
On en est arrivés à un niveau de fragilité sociale assez fascinant.
Les motifs de blocage aujourd'hui à Brossard ? Ils sont totalement lunaires :
Le blocage « J'ai vu la distance » :
Ils demandent si c'est dispo, vous dites oui en donnant votre secteur. Ah, il faut rouler 10 minutes sur Taschereau ou traverser jusqu'au Quartier DIX30 ? Trop d'effort pour la Rive-Sud. Hop, bloqué.
Comme si le fait de dire « désolé c'est trop loin » allait déclencher une guerre mondiale.
Le blocage « La vérité fait mal » :
L'article est affiché à 100 $. Un petit comique de la Gen Z ou Alpha de Brossard vous en propose 20 $ « pour venir tout de suite ».
Vous répondez poliment : « Non merci, le prix est ferme ».
Bim, bloqué.
Ils n'ont pas eu leur caprice, alors ils suppriment votre existence de leur écran.
Le blocage « Vu et s'en fout » :
Ils posent une question sur les dimensions. Vous sortez le mètre, vous prenez des mesures précises, vous répondez gentiment.
Ils lisent le message... et vous bloquent pour ne pas avoir à écrire « merci, mais c’est trop grand ».
Mais le pire du pire à Brossard, c'est la faune des ados pas sérieux sur les groupes Spotted.
Maintenant, en plus de se faire bloquer, on se fait « spotter ».
Tu refuses une offre ridicule ? Ton annonce se retrouve affichée sur Spotted Brossard ou Spotted : De la Génération Alpha à Brossard pour que toute leur clique puisse rire de toi en commentaires.
Le blocage n'est même plus une fuite, c'est devenu la conclusion d'un troll.
Ces jeunes te demandent un point de rencontre au parc ou près du terminus, mais ils n'ont ni permis ni voiture. Quand ils réalisent qu'ils ne peuvent pas venir, au lieu de l'avouer, ils te bloquent et passent au prochain meme.
C'est devenu d'une lâcheté incroyable.
On parle de vendre une étagère ou une paire de baskets, pas de s'engager sur un crédit sur 30 ans !
Les gens n'assument plus rien, pas même un refus ou un changement d'avis. Le moindre début d'échange ressemble à un champ de mines où le moindre mot peut faire disparaître votre acheteur dans une autre dimension.
À ce rythme-là, bientôt, on va se faire bloquer juste parce qu'on a mis trop de temps à répondre, ou pire, parce qu'on a répondu trop vite.
Bon courage à tous ceux qui essaient encore de vendre honnêtement au milieu de cette cour de récréation virtuelle de la Rive-Sud !