24/06/2024
Le pays la est risqué actuellement
Culture africaine ! Et semblable
Le pays la est risqué actuellement
*Élections des délégués Généraux Élus d'UFR : Allons voter ce jeudi 06 Juin 2024 pour les candidatures soutenues par l'ANEB*
Bonsoir à toutes et tous.Les campagnes des élections des DGE à l'université Joseph Ki Zerbo se poursuivent. Continuons d'en parler en répondant notamment à la question suivante : *Pourquoi voter les candidatures soutenues par l'ANEB lors de ces élections?*
D'abord,les DGE ont des limites qui sont entre autres* *leur nombre et l"impossibilité d'organiser les étudiants pour poser des actions de lutte (grève, meeting,sit-in etc).*
*👉Au niveau du nombre* :
En effet en dehors du Conseil de Formation de la Vie Universitaire (CFVU), il n'y a aucune autre instance où il y a plus de 3 (au DGCOB ex CIOSPB par exemple, ils sont 03 sur plus de 18 membres. Tout le reste, ce sont des membres de l'administration).Ce qui veut dire que le seul moyen de pression en tant que DGE est la force de leur argument pour faire passer leur position(qui doit être la position bien sûr des Étudiants).Toutefois si leur position ne passe pas ou s'il n'y a pas de consensus,c'est le vote. Vous comprenez là, qu' ils ont peu de chance pour que leur position passe si on doit procéder par les votes. Et si leur position ne passe pas, que peuvent ils faire d'autres en tant que DGE? Rien bien sûr.
*👉Ils ne peuvent pas non plus organiser les étudiants pour riposter au risque d'être traduit en conseil de discipline.*
*Au regard de ces deux limites*,il est important de voter des candidatures soutenues par *des structures de lutte telles que l'ANEB* qui peuvent organiser les étudiants pour pallier à ces limites .
*Ensuite*, imaginez que ce soient des indépendants supposés qui gagnent dans chaque UFR. Il y a peu de chance qu'ils s'entendent même pour une quelconque répartition.Là encore, quel moyen dispose d'un indépendant pour avoir un point fiable sur la situation académique d'une université dont il n'est pas issu?
*Imaginez aussi que des gens qui n'ont aucun esprit de sacrifice, gagnent ces élections*, c'est pas sûr qu'ils arrivent à mettre l'intérêt général au dessus de leur intérêt égoïste (*exemple à la DGCOB ex CIOSPB, une session peut durer 6 jours et les travaux se tiendront de 08h à 15h chaque jour sans tenir compte du programme de devoir d'un DGE*).
Au regard de tout ce qui précède, il est souhaitable que les DGE soient homogènes(c'est -à dire tous élus sous la bannière de l'ANEB par exemple).
En plus, le crédit qu'on accorde à ce que vous dites dans une instance sera fonction des capacités de mobilisation de votre structure (syndicale de préférence).
*Votre efficacité dans une instance dépendra de vos capacités à avoir un point fiable de toutes les universités!*
Là, vous voyez aussi qu'une structure plus représentative comme l'UGEB et ses sections(dans toutes les universités) serait indiquée.*Et les élections se tiennent dans un contexte de remise en cause des acquis des étudiant* et beaucoup de réforme sont en cours l'un des moyens pour faire barrière est la mobilisation générale le 6 juin 2024 muni de vos *attestations d'inscription plus la CNIB pour voter le bulletin rouge dans toutes les UFRs et à l'IBAM.*
En avant pour une victoire éclatante du bulletin rouge au soir du 06 juin 2024.
*Élections des délégués généraux élus (DGE ) de l'UFR : Allons voter ce jeudi 06 juin la candidature soutenue par l'ANEB*
*Acte 2 : Comme précédemment annoncé,quel est le rôle des DGE ?*
Les Délégués d'UFR lorsqu'ils sont élus ont pour rôle essentiel *de représenter les étudiants dans les instances où se discute et se décide leur sort*.Ces instances se situent à plusieurs niveaux.
👉 À l'échelle de l'UFR,il s'agit :
- du *conseil de gestion de l'UFR* où se discute le bilan des activités académiques et bien d'autres choses liées au fonctionnement de l'UFR.
- *de la commission interne d'instruction* qui est l'instance enclenchant la procédure disciplinaire lorsqu'il est reproché une faute à un étudiant ou un groupe d'étudiants de l'UFR.Le DGE se chargera de les défendre au cours de l'instance.
*👉A l'échelle universitaire*,il y'a trois instances dans lesquelles les DGE siègent que sont :
*-le conseil d'administration* (CA)*de l'université, c'est le lieu où se discute le fonctionnement de l'université
*-le Conseil de Formation et de la Vie Universitaire* (CFVU), cette instance est l'équivalent du conseil de gestion de l'UFR sur le plan universitaire.
*- le Conseil de discipline* qui décide de la sanction pour l'étudiant accusé d'une faute.Dans cette instance les DGE travaillent à défendre les étudiants de telle sorte que les sanctions prises soient à but pédagogique et non répressif.
*👉Au niveau des institutions partenaires de l'université*,les DGEs représentent également les étudiants pour défendre leurs intérêts.Par institution ce sont :
*🛑Pour le compte du FONER* , nous avons :
1-le comité de financement du FONER
2-le conseil d'administration du FONER
*🛑Pour le compte du CENOU*:
1-le conseil d'administration du CENOU
2-la commission d'attribution des chambres en cité
*🛑Pour le compte de la MUNASEB*,la seule instance est le conseil de gestion de la MUNASEB
*🛑Pour le compte de la DGCOB*(ex CIOSPB), on a seulement la commission nationale d'attribution des bourses d'études et des stages.
Au delà de participer aux instances,*les DGE participent aux élections des directeurs et directeurs adjoints d'UFR.*
En dehors de ces deux attributs,les DGE peuvent être appelés à *participer aussi à des activités ponctuelles organisées par les institutions universitaires* (atelier...).Aussi ils peuvent être *amenés à porter assistance à tout étudiant ayant des difficultés avec l'administration universitaire*
Au regard de ces différents rôles,nous vous invitons à sortir massivement pour voter la candidature soutenue par l'ANEB matérialisée par le spécimen rouge pour la défense ferme de nos intérêts.
*Mais la question que nous sommes en droit de se poser est quels sont les acquis engrangés par les DGE soutenus par l'ANEB à travers leurs actions dans les instances ?*
Nous apporterons une réponse à cette question dans notre prochaine publication
*Élections des Délégués Généraux Élus d'UFR : Allons voter ce jeudi 06 juin pour la candidature soutenue par la corporation ANEB de l'UFR/SDS*
: Quel est l'historique des élections des DGE?
Il est à noter que les élections des DGE et leurs Adjoints ont été instituées pour la première fois dans l'histoire en #1994 par le Sieur Alfred TRAORÉ,Recteur(président) de l'Université de Ouagadougou à l'époque.
Avant cette date, seule l'ANEB représentait les étudiants dans les instances décisionnelles et défendait avec rigueur et énergie leurs intérêts matériels et moraux. Ainsi, toutes les mesures remettant en cause des acquis des étudiants et durcissant les conditions de vie et d'étude des étudiants se heurtaient à l'opposition farouche de l'ANEB. Donc ne passaient pas.
Pr Alfred TRAORÉ, directeur de l'ISN/IDR (actuelle UFR/SVT) pendant les évènements de Mai 90 ayant conduit à l'assassinat crapuleux de notre camarade DABO Boukary,a été un très bon élève pour les autorités d'alors afin d'en découdre avec l'ANEB. De ce fait, il a été bombardé à la tête de l'Université en récompense de ses actions répressives contre les étudiants et pour poursuivre son projet funeste de liquidation de l'ANEB.
C'est ainsi qu'une fois Recteur de l'Université, il va instaurer les élections des DGE au prétexte qu'avec l'existence d'autres structures, l'ANEB seule ne pouvait plus représenter les étudiants dans les instances. Mais en réalité, ce n'est rien d'autre que la poursuite de la mise en exécution de son plan de liquidation de l'ANEB et de l'expression de sa haine viscérale contre celle-ci. L'autorité par derrière, suscitait des candidatures de certains étudiants acquis à sa solde qu'elle soutenait.
L'ANEB ayant compris ce jeu, a toujours travaillé à soutenir des listes de candidature à chaque fois que les élections se tiennent. Au file du temps, ce sont uniquement les listes soutenues par l'ANEB qui remportaient les élections dans toutes les UFR, faisant ainsi échec à l'objectif des autorités qu'est de l'écarter des instances.
C'est dans ce sens, qu'à partir de 2009, les autorités vont arrêter l'organisation des élections.
Face, au manque de représentativité des étudiants dans les instances décisionnelles et au regard des enjeux que cela représente pour les conditions de vie et d'étude des étudiants, l'ANEB va poser la revendication de la reprise de l'organisation des élections en 2015 à travers sa plateforme revendicative. Les actions de lutte engagées sur le terrain ont contraint l'autorité à satisfaire ce point de revendication. C'est ainsi que l'organisation des élections a été reprise et ce, jusqu'à cette année.
Mais la question dont nous sommes en droit de nous poser est: Quel est le rôle des DGE?
Nous apporterons une réponse à cette question dans notre prochaine publication.
En attendant, munis de nos attestations d'inscription et nos cartes d'identité pour voter massivement la candidature soutenue par la corporation ANEB de l'UFR SDS matérialisée par le SPÉCIMEN ROUGE.
La suite...🏃🏃🏃
*Union Générale des Etudiants Burkinabè (UGEB)*
*Association Nationale des Etudiants Burkinabè (ANEB-Ouaga)*
*Corporation ANEB et Délégation Générale Elue (DGE) de l’UFR/SVT*
_Ouagadougou le 13 février 2024_
*Non à l’arrestation de nos camarades !*
*Camarades étudiantes et étudiants ;*
Dans sa déclaration du 07 février 2024, la corporation prenait l’opinion publique à témoin de la programmation des Travaux Pratiques (TP) dans la promotion de master 1 alors que la crise créée par l’administration est toujours en cours. Elle invitait également les étudiants de la promotion à boycotter ces TP pour exiger de l’administration la satisfaction de leurs revendications. Comme on pouvait s’y attendre les TP n’ont pas pu se tenir. Les étudiants ont répondu à l’appel de la corporation et ne se sont pas présentés. Les quelques rares curieux et autres qui se sont présentés ont rebroussé chemin après explication pour se solidariser à la lutte et au choix de la majorité. Cette attitude des étudiants qui traduit leur maturité et leur attachement vis-à-vis des revendications qui sont posées dans la promotion a provoqué le courroux des autorités qui ont décidé de passer à la répression comme elles savent si bien le faire devant les problèmes les plus élémentaires des étudiants. Elles ont ainsi procédé à l’arrestation manu militari de deux délégués de promotion et proféré des menaces de toutes sortes au camarade DG de la corporation, espérant ainsi résoudre par la terreur la crise qui les oppose à la promotion. Il s’agit de DAMIBA Paul, délégué de Master 1 tronc commun et de SAVADOGO Hamidou, délégué adjoint d’une option de la promotion (BioFA). Ceux qui ont arrêté les camarades délégués de promotion sont venus à bord d’un véhicule de la police nationale et se sont présentés comme tel. C’est donc notre police, notre chère police, appelée partout sur le territoire national au regard des enjeux sécuritaires que les autorités utilisent pour appliquer leurs sales besognes.
*Camarades étudiantes et étudiants ;*
Il est important de rappeler que la lutte en cours dans notre UFR dure depuis une année. La dernière action des autorités universitaires a été la rencontre entre le Président de l’Université Joseph KI-ZERBO et les DGE, les délégués de promotions de master 1 ainsi que les représentants des structures à caractère culturel, scientifique et syndical de l’UFR. Au cours de cette rencontre, le Président a menacé clairement les étudiants en lutte et promis une répression à la hauteur, car selon lui, c’est une minorité qui s’agite. Les TP programmés ont été boycottés par les étudiants. Les menaces du Président ont été mises en exécution à travers l’arrestation de nos deux camarades.
*Camarades étudiantes et étudiants ;*
L’arrestation de nos camarades délégués de promotion de master 1 ainsi que les menaces qui pèsent sur le camarade DG de la corporation montre que l’administration croit toujours que c’est en distillant la peur et la terreur qu’elle va parvenir à résoudre la crise en cours. Il s’agit de notre avenir et nous n’allons pas la marchander quoi qu’il advienne. Comme nous l’avons régulièrement démontré le nouveau régime d’études comporte des dispositions anti étudiantes en master tout comme en licence dont l’objectif est de nous chasser de l’UFR. Notre lutte a obligé l’administration de l’UFR à mettre temporairement sous boisseau les dispositions anti étudiantes de ces textes dans la conduite de la promotion P22. Nous devons donc continuer cette lutte pour que les notes éliminatoires et autres dispositions anti étudiantes ne soient pas appliquées à la promotion de master. Nous devons le faire ce d’autant plus que l’arrestation de nos camarades révèle que nous sommes sur la bonne voie. C’est pourquoi, la corporation :
- condamne l’arrestation de nos deux camarades et exige leur libération immédiate et sans condition ;
- prend l’opinion publique à témoin des menaces qui pèsent sur le camarade DG de la corporation ;
- invite les autorités universitaires à se ressaisir, à prendre leur responsabilité et à se recentrer dans leur rôle en suspendant la mise en œuvre du nouveau régime d’étude dans notre UFR, seule solution véritable à cette crise ;
- appelle les étudiants à se mobiliser et à se tenir prêt pour tout mot d’ordre que l’évolution de la situation commanderait.
*Libération immédiate et sans condition de nos camarades arrêtés !*
*Non au nouveau régime d’études !*
_La direction_
Unité Spéciale d'intervention de la Gendarmerie Nationale : Le Chef d'escadron François Zoungrana donne de la voix....
Peuples du Burkina Faso, Vous devez rendre hommage à la gendarmerie !
Je voudrais tout d’abord que vous sachiez qu’aucune intention politique ou malveillante ne se cache derrière cet écrit. Je le fais en toute lucidité avec la pleine conscience de mon devoir de réserve en tant que militaire. Cependant je le fais aussi en adéquation avec ma déontologie d’officier qui refuse que sa dignité soit bafouée.
Je le fais aussi pour préserver le moral de mes hommes qui sont, à l’heure où je vous parle, encore déployés dans plusieurs endroits à l’Est, à l’Ouest, au Nord et dans le Sahel pour faire face aux terroristes. Force et honneur à vous, chers immortels. En tant que chef, mon devoir le plus absolu est de me mettre devant pour défendre mes hommes dans les moments d’adversité. C’est ce serment que j’ai prêté et j’ai l’intention de l’honorer quoi qu’il en coute. J’ai décidé de parler aujourd’hui car ma dignité ne me permet pas de laisser vilipender la Gendarmerie par des mensonges orchestrés à travers les réseaux sociaux pour salir l’image d’une institution noble qui au fil de l’histoire a été garante de la stabilité du pays au prix de grands sacrifices que certaines personnes veulent faire oublier. Mais les ancêtres ne dorment pas. Et le « sable ne ment pas non plus comme le dirait quelqu’un. »
Je ne peux surtout pas laisser raconter des mensonges sur l’Unité Spéciale d’intervention de la Gendarmerie au sein de laquelle j’ai consacré les dix dernières années de ma carrière engagé dans la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes, notamment contre le terrorisme. Il est donc temps pour nous aussi, de dire au peuple le rôle joué par la Gendarmerie et l’USIGN en particulier pour la sauvegarde de la Patrie.
Avant toute chose, je pense que je dois me présenter de façon détaillée afin de donner de la crédibilité à ce que je vais raconter. A travers ma présentation, vous allez voir une partie de l’histoire de la lutte contre le terrorisme et du rôle joué par la Gendarmerie à travers l’USIGN.
Je suis le Chef d’Escadron François ZOUNGRANA, commandant de l’Unité Spéciale d’intervention de la Gendarmerie depuis Novembre 2021.Avant de rejoindre la Gendarmerie, j’étais un officier d’infanterie parachutiste affecté à l’Armée de terre au 12e Régiment d’infanterie commando à Ouahigouya de 2009 à 2011. En 2011, Sous-lieutenant de mon état, j’ai refusé de prendre la poudre d’escampette lors de la mutinerie. Je suis donc resté auprès de mes hommes pour les encadrer et les écouter. Cela m’a valu une prise d’otage temporaire et même des coups de crosses de certains de mes hommes égarés. J’’ai quand même réussi à les convaincre de ne pas piller les populations et Ouahigouya est resté l’une des garnisons où les militaires ont été contenus dans leur mouvements. Cela m’a valu une lettre de félicitations du président Blaise Compaoré à l’époque.
J’ai rejoint la gendarmerie en 2011 et muté à Tenkodogo ou j’ai passé deux ans à lutter contre le grand banditisme qui sévissait dans la zone. J’ai rejoint l’USIGN en 2014 quelques mois après sa mise en place pour seconder le Lieutenant-colonel Evrard SOMDA. C’est vous dire que depuis 2014, j’ai dirigé la quasi-totalité des grandes opérations que nous avons accomplies avec succès depuis les ripostes aux attaques terroristes à Ouagadougou jusqu’aux réductions des bases terroristes dans plusieurs zones à l’intérieur du pays. Je voudrais à l’entame de mon propos rendre hommage aux vaillants combattants de l’USIGN vivants ou tombés sur le champ d’honneur pour les sacrifices consentis au fil des années. Vous êtes des héros. Et aujourd’hui, au lieu de vous célébrer, on veut vous salir.
Je profite d’ailleurs de l’occasion pour rétablir un fait qui me tient à cœur depuis des années. Je dis, je persiste et je signe que lors de l’attaque de l’Hôtel splendide, les trois terroristes ont bel et bien été neutralisés par une équipe de l’USIGN. Certes, les Français étaient là en première ligne, mais la riposte a été menée de façon conjointe avec l’USIGN du début jusqu’à la fin. J’étais d’ailleurs en première ligne dans la colonne d’assaut française pendant toute l’opération pour des fins de coordination. C’est donc moi qui ai donné l’information au commandant des forces spéciales sur le nombre et la nature des terroristes neutralisés par une équipe d’appui de l’USIGN montée sur un véhicule blindé placée face au Maquis Taxi-Brousse. Le peuple burkinabé doit connaitre la vérité et en être fier. Il doit savoir d’ailleurs beaucoup d’autres vérités qui leur ont été cachées notamment sur les sacrifices consentis par les gendarmes qu’on essaye de décrédibiliser de nos jours. Bref, ceci était une parenthèse. J’ai donc dirigé les opérations lors des attaques terroristes au restaurant Aziz Istanbul ; A l’Ambassade de France, à l’Etat-Major Général des Armées, à Rayongo , etc. j’étais engagé sur le terrain au côté de mes hommes lors de ces opérations.
Après cette vague d’attaques urbaines, la menace s’est accentuée en milieu rural. Les premiers engins explosifs improvisés, découverts dans la zone de Djibo, avaient considérablement réduit les mouvements des unités conventionnelles. Nous avions reçu la mission d’aller les appuyer pour porter un coup aux groupes terroristes qui n’étaient encore que des embryons. Nous avions alors décidé d’y aller de manière non conventionnelle en utilisant les mêmes montures que l’ennemi : des motos ALOBA. En fait cette suggestion venait de mon expérience dans la lutte contre le grand banditisme au centre Est, où nous avions expérimenté de manière efficace l’usage de ces motos contre les coupeurs de route. Je me suis donc inspiré de cette expérience pour mettre en place la tactique de combat à moto qui s’est généralisé à toutes les Forces Armées actuellement. En réalité, pendant tout le monde était convaincu que la solution était les véhicules blindés, nous avions plutôt pensé qu’il fallait agir comme l’ennemi pour pouvoir le maitriser sur son propre terrain. C’est ainsi que nous avons inventé le combat décentralisé adapté à l’ennemi asymétrique avec l’usage de motos. Cette solution était d’ailleurs moins couteuse et très efficace. Pendant 6 mois et avec ces motos uniquement, dans la zone de Djibo, nous avions traqué les groupes terroristes jusqu’à la neutralisation de leur chef sur la colline de PETEGA (Cf. Archives de la presse).
L’avenir nous a donné raison car toutes les FDS ont adopté cette technique de combat que nous avons inventé au regard de son efficacité. Nous avons d’ailleurs été sollicité plusieurs fois pour former plusieurs unités aussi bien au sein de la Gendarmerie que dans les autres Forces de défense et de sécurité. [Nous avons formé plusieurs unités COBRA et des compagnies d’infanterie sur le combat motorisé dans notre centre de formation à Loango ou dans leurs casernes. Nous avons formé des Groupes d’opérations spéciales de plusieurs régiments qui constituent le fer de lance au sein de leurs corps.] Cela est un fait, une vérité indéniable. Nous l’avions fait en toute fierté et avec la conviction que c’est ensemble que nous allons vaincre l’ennemi.
Après ces missions, nous nous sommes engagés dans les opérations spéciales à travers les offensives sur les bases terroristes. Nous avons démantelé des dizaines, soit dans des actions isolées, soit en unité d’action avec notre unité sœur, les Forces Spéciales de l’Armée de terre. Quelques opérations emblématiques peuvent être citées telles que la reprise de MANSILA dans le YAGHA une année après que les FDS eurent été chassées par les terroristes qui avaient pris le village en otage. Le village a été libéré par seulement 40 opérateurs de l’USIGN appuyés par l’Armée de l’air.
Le nettoyage de la base de TASMAKAT effectué par un Groupe de l’USIGN, soit 20 opérateurs commandés par un sous-officier supérieur. Cette opération a permis de neutraliser plus d’une centaine de terroristes et récupéré un lot important d’armes.
Depuis le début de la lutte contre le terrorisme, nous avions toujours sollicités dans les moments difficiles aux cotés de nos frères d’armes sans considération de couleur de béret. Quelques exemples permettent d’illustrer cela :
En 2018, le détachement militaire de KOMPIENBIGA fut attaqué et un nombre incalculable d’armement furent récupérés par les terroristes. En coordination avec l’ANR, nous avions planifié et exécuté une opération avec l’appui de l’Armée de l’air pour récupérer la quasi-totalité de l’armement des mains des terroristes. L’action au sol a été conduite uniquement par des Groupes d’opérations spéciales de l’USIGN. L’armement a été remis aux autorités militaires de la région de l’Est.
Le 19 Aout 2019, Suite à l’attaque du détachement militaire de KOUTOUKOU ayant conduit à la mort d’une trentaine de militaires. Face aux difficultés d’accéder aux décombres pour récupérer les morts, la grogne commençant à s’installer au niveau de la troupe. Un groupe de l’USIGN (10 opérateurs seulement) a été dépêché de ARBINDA pour aller sécuriser les lieux et permettre aux hélicoptères d’enlever les dépouilles. La mission fut conduite par l’emblématique DOYE Pascal, décédé plus t**d à OUANOBE. Les éléments y sont restés pendant 24 heures dans la gu**le du loup avec un gros volume ennemi autour. Ce fut un succès.
A ARBINDA, les VDP et les populations peuvent témoigner du rôle de l’USIGN en particulier et de la Gendarmerie en général dans la sécurisation de leur village et environnants et surtout lors des attaques terroristes les 20 et 24 décembre 2019. D’ailleurs je fais la parenthèse pour dire que l’idée de la mise en place des VDP a été germée certes a l’ANR mais suite à une expérience faite par l’USIGN à ARBINDA. Eh bien, c’est à ARBINDA que nous avions croisé des jeunes volontaires dynamiques venus manifester leur volonté d’aider le détachement de Gendarmerie à faire face aux terroristes. C’est ainsi que nous avions engagé un recrutement en leur sein et initié une formation sous le leadership du LCL SOMDA, commandant d’unité. Par le truchement de l’ANR qui avait trouvé l’idée brillante, nous avions pu récupérer de l’armement pour les équiper et ainsi débuter des patrouilles de sécurisation avec eux. Leur succès va inspirer l’ANR à étendre le projet à d’autres villages. C’est ainsi que sous le leadership de l’ANR et du CEMGN, nous avions formé 650 Volontaires avant que le projet des VDP ne se mette en place formellement à travers une loi. Lorsque la loi fut adoptée, elle a confié l’administration des VDP à l’Armée de terre. Nous avions donc reversé la gestion de ces volontaires au Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre (CEMAT) à l’époque. Nous avions aussi partagé notre expérience dans leur formation. J’ai personnellement conçu le programme de formation sur une durée de deux semaines en prenant en compte la formation psychologique, la compréhension des enjeux du terrorisme, la formation civique et patriotique mais aussi le respect de la diversité culturelle, le refus de la stigmatisation et l’importance des droits de l’homme pour éviter la radicalisation d’une frange de la population qui pourrait se sentir ciblée. Je profite de cette tribune pour saluer d’ailleurs les sacrifices consentis par ces braves volontaires qui n’avaient rien comme équipement, mais qui forçaient l’admiration par leur engagement et leur bravoure. Je salue la bravoure et l’engagement des VDP actuels en général et leur demande de faire honneur à leurs anciens qui prenaient des initiatives pour attaquer une base terroriste avec une Kalachnikov et un chargeur et 15 cartouches. Renseignez-vous sur l’action des volontaires à BOURZANGA en 2019, l’un de leurs premiers hauts faits de guerre ou ils ont neutralisé plusieurs terroristes avec des fusils de chasse et quelques Kalachnikov et récupéré des AK47, PKMS et RPG.
Le 26 septembre 2022, lorsque le convoi retour du ravitaillement de Djibo se fait attaquer à hauteur de GASKINDE ou plusieurs soldats et civils ont trouvé la mort, c’est l’USIGN qui a été dépêchée pour aller se mettre à la tête des unités militaires engagées pour le ratissage afin de récupérer les corps et les portés-disparus.
Dans la région de l’Est, L’antenne de l’USIGN déployée à Fada dénommée « PANGA » a mené conjointement avec les unités COBRA, dix-neuf escortes pendant deux années qui ont permis de ravitailler tous les villages entre FADA et TAWORI. Pendant ces escortes, l’USIGN a toujours été placée à l’avant du dispositif pour traiter les Engins Explosifs Improvisés (EEI) afin de permettre aux autres unités d’escorter les camions. 126 EEI ont été enlevés ou neutralisés lors de ces missions. Malheureusement, d’autres ont explosé tuant neuf (9) opérateurs de l’USIGN et faisant plus de 15 blessés. Face à cette attrition, l’USIGN a demandé un véhicule blindé et le renforcement de ses armes collectives (PKMS et mortiers essentiellement) pour mieux assurer sa protection au même titre que leurs collègues des unités COBRA qui disposaient de cet armement. Jusqu’à ce jour, rien ne leur a été accordé. Néanmoins, elle a continué à exécuter les missions dans le cadre de lutte contre le terrorisme. Ainsi, elle a été projetée à OUGAROU le 27 Avril 2023 suite à l’attaque du détachement pour effectuer le ratissage et tenir la position en renfort. Elle a profité pour mener à succès des missions de ratissage de bases terroristes dans la zone en coordination avec les frappes de drone. Elle y est restée pendant plusieurs mois en appui au détachement militaire.
Par ailleurs, suite à la tentative d’assiéger la ville de KOMPIENGA et aux appels récurrents des populations pour sauver leur ville, l’USIGN y a été déployée pour appuyer le détachement militaire. Le résultat, vous le connaissez. Les groupes terroristes ont été repoussés, plusieurs attaques terroristes repoussées.
Grosso Modo, courant l’année 2023, pendant que certains activistes traitent la Gendarmerie de ne pas être engagée dans la lutte aux côtés des autres forces, l’USIGN a été engagée dans des missions A KANTCHARI, TAWORI, BOGANDE, KOMPIENGA, ZEKEZE, FOUTOURI, BITTOU, CINKANSSE, SOLENZO, DASSA, OUO et j’en passe. En ce moment même, l’unité est toujours déployée dans plusieurs zones à travers le pays. En plus de cela, elle doit assurer la veille à Ouagadougou pour parer à toute attaque terroriste qui pourrait y survenir. Imaginez donc le rythme de travail infernal que subissent les hommes qui la composent. Si vous voulez mieux connaitre la teneur de leur servitude, approchez leurs femmes et leurs enfants ! Vous comprendrez qu’il faut alors jeter à la pierre à ceux qui se cachent derrière des caméras pour insulter des hommes d’honneur. Pour votre gouverne, l’USIGN a perdu une trentaine de combattants sur le champ de bataille avec une cinquantaine de blessés par balles dont je fais d’ailleurs partie. Certains des blessés ont été amputés de leurs jambes ou de leurs bras et d’autres trainent des séquelles irréversibles. Cela représente à peu près un tiers des opérationnels de l’Unité
En fait, L’USIGN est employée au même titre que les Forces Spéciales de l’Armée de terre. En dehors des opérations spéciales, elle a plusieurs fois renforcé des détachements militaires e détresse. Elle a toujours été le fer de lance lors des grandes opérations telles que les opérations OTAPUANOU, DOOFU ou récemment l’Opération FELEHO pour la reconquête de SOLENZO.
La plupart des actions de la Gendarmerie ne font pas l’objet de communication spécifique par elle-même. Au nom de l’unité d’action, les actions de la Gendarmerie dans le cadre du terrorisme sont communiquées par la Direction de la Communication des Armées (DCRPA). Ainsi, la plupart du temps cela sème la confusion. Ayant remarqué que les populations ne sont pas entièrement informées de la partition jouée par la Gendarmerie, le Chef d’Etat-Major de la Gendarmerie a demandé l’autorisation de communiquer à travers la direction de la communication de la Gendarmerie. Elle attend toujours cette autorisation. Cette requête légitime ne vise pas à diviser mais plutôt à mieux légitimer l’action de la Gendarmerie aux yeux du peuple.
Peuple du Burkina Faso, voici donc récitée une partie du travail abattu par l’Unité Spéciale d’intervention de la Gendarmerie depuis sa création. Vous aurez remarqué qu’elle a gardé son rythme de travail depuis l’époque du président ROCK jusqu’au régime actuel en passant par le président DAMIBA sans regarder la couleur du régime. D’ailleurs le rythme de travail a bel et bien augmenté avec l’arrivée du pouvoir actuel et nous avons toujours répondu présent. Nous faisons notre travail dans un cadre militaire et en dehors de toute considération politique. Je ne laisserai donc pas des individus mal intentionnés venir raconter des mensonges au peuple pour nous décrédibiliser. Si c’est le sable qui lui a dit à cet activiste que l’USIGN a été formée par des mercenaires, alors le sable a menti. Et comme le vrai sable ne ment pas, c’est donc lui qui a menti. Qu’il m’apporte la preuve de ce qu’il avance. Moi je jure devant le peuple et sur la terre des ancêtres sur laquelle se repose mes grands-parents et les éléments de l’USIGN tombés avec conviction pour défendre cette terre, que nous n’avions jamais été formé un seul jour par un mercenaire. Nous sommes des républicains et nous l’avons toujours été. Les partenaires avec qui nous avons toujours travaillé sont connus et ont toujours été envoyés et autorisés par le pouvoir en place de manière officielle. Donc de grâce, messieurs les activistes, faites votre politique mais laissez-nous-en dehors de ça. Allez y demander aux populations et aux VDP qui ont travaillé avec nous, ils connaissent notre valeur. Le vrai peuple du Burkina Faso connait la valeur de la Gendarmerie. Donc SVP, ne mentez pas sur le dos du peuple et surtout ne sacrifiez pas sur l’autel de vos intérêts égoïstes d’honnêtes burkinabés qui ont consacré toute leur vie pour vous protéger. Certains sont morts laissant leurs femmes et leurs enfants. Ils ne méritent pas cela. Et la terre juste du Burkina ne vous le pardonnera jamais. Si j’ai appris au fil du temps, des leçons de vie, surtout lors de cette dizaine d’années passées dans une unité spéciale, côtoyant les risques au quotidien et traversant les crises, c’est que la vérité triomphe toujours tôt ou t**d.
Je suis un officier avec des convictions. Je suis resté loyal à mon chef et dans l’ombre pendant toutes ces années en faisant mon travail avec sacerdoce, en adéquation avec mon éducation et mes valeurs. Je n’ai jamais monnayé mon engagement par un avantage quelconque qu’il soit en nature ou en espèce. Mes hommes aussi. Nous sommes recrutés sur volontariat, nous passons un processus de sélection rigoureux de plus de 6 mois pendant lesquelles nous avions le choix de partir. Et même quand nous sommes admis, nous avons le choix de quitter à tout moment. Si nous y sommes restés pendant plusieurs années, c’est par conviction et par fidélité à la famille que nous constituons. Jusqu’en 2018, l’USIGN ne bénéficiait d’aucune prime liée à son statut, ni aux opérations. Les seules fois que nous avions reçu de l’argent des autorités, c’est lorsqu’elles venaient nous féliciter après nos missions à succès. Elles nous offraient des enveloppes symboliques dont la valeur tournait autour du million. Prenez donc un ou deux millions et divisez par 100 personnes. Vous comprendrez ce que chacun pouvait avoir. A part cela, nous n’avons rien reçu comme avantage en espèces ou en nature de la part des autorités pour le travail que nous faisons. Nous travaillons par conviction et par patriotisme.
Maintenant permettez-moi de rétablir un certain nombre de clichés invoqués par les détracteurs pour salir l’image de la Gendarmerie pour tirer les choses au clair. Certains disent que la Gendarmerie était la garde prétorienne du régime ROCK et que le régime lui a donné toutes ses faveurs. D’abord, beaucoup ont chanté que c’est la Gendarmerie qui a remplacé le RSP.
Je rappelle que c’est plutôt le GSPR qui était la garde présidentielle et qu’il était composé de l’Armée de terre de la Police et de la Gendarmerie. L’Armée de terre disposait du plus grand effectif ainsi que des moyens de défense lourds : véhicules blindés, armement collectifs. En réalité, c’était la garde rapprochée qui posait problème à cause des avantages financiers constitués notamment des frais de mission à l’intérieur et a l’extérieur. Ce qu’il faut savoir c’est que toutes les autres forces participaient aux missions extérieures même si elles ne faisaient pas partie de la garde rapprochée. C’était le compromis trouvé par le commandant GSPR pour satisfaire les égos et les intérêts de certains, bien que tous savaient que cette pratique n’était pas du tout professionnelle et pouvait constituer un grand danger pour la sécurité du chef de l’Etat. Dites-moi alors, en quoi est ce que le GSPR constituait un avantage pour la Gendarmerie ? D’ailleurs le coup d’Etat du président DAMIBA est venu mettre à nu la faiblesse de la Gendarmerie au sein du dispositif dont les éléments ont, par déontologie professionnelle, pris le risque d’exfiltrer l’autorité pour le sécuriser. Il en résulté les incidents de tir sur l’escorte présidentielle avec plusieurs gendarmes blessés. C’est ça la déontologie du gendarme, il accomplit sa mission quoi qu’il en coute.
Ensuite, certains évoquent l’USIGN comme ayant bénéficié de toutes les faveurs du pouvoir à l’époque qui les as équipés avec de l’armement lourd. Le General MINOUNGOU Moise, ancien Chef d’Etat-Major General des Armées pourrait certainement témoigner. En tant que commandant adjoint, j’étais allé le voir à l’insu de mes chefs pour demander un renfort en armement au regard des risques énormes que nous prenions sur le terrain par manque d’armes collectives. Ayant apprécié ma démarche, il viendra visiter l’USIGN une semaine plus t**d avant d’ordonner de renforcer notre matériel. Il m’a même avoué qu’avec les résultats que nous avions, lui-même ne pouvait pas s’imaginer que nous étions aussi dénué d’équipements.
Au final, De quoi la Gendarmerie a-t-elle réellement bénéficié sous l’ère du président ROCK ? Rien de spécial. Elle a plutôt bien joué son rôle de gardienne des institutions, si bien que certains détracteurs, jaloux de sa réussite, ont fait de sa dissolution le centre de gravité de leur lutte ultime. Certes, avouons-le, la Gendarmerie espérait obtenir son autonomie. Soit, mais en quoi cette aspiration n’est-elle pas légitime ? Elle vise à lui octroyer les moyens nécessaires pour mieux s’organiser et une liberté d’action pour être plus efficace au service des populations. En quoi cela est -il un crime ? Une gendarmerie autonome et indépendante ne se fera pas au détriment d’une autre force, mais profitera aux populations et à l’Etat lui-même.
Si vous refusez de comprendre cela, permettez-moi de vous rappeler le rôle joué par la gendarmerie dans toutes les crises qu’ont connu le Burkina Faso. En 2006, elle a joué un rôle d’interposition entre l’armée de terre et la Police pour minimiser les dégâts des affrontements. En 2011, elle a été la seule force qui a réussi à contenir la mutinerie, à accueillir et sécuriser un grand nombre d’autorités militaires qui fuyaient la furie de leurs hommes. En 2014, Elle a évacué les députés de l’Assemblée Nationale et un grand nombre de membres de gouvernement pour les protéger de la foule lors de l’insurrection populaire. En 2015, elle a joué un rôle capital dans le Contre-Putsch pour aboutir à la mise en place de la transition. De 2016 à 2018, elle a été principalement engagée lors de toutes les attaques terroristes dans la capitale pour limiter les dégâts. Lors des deux coups d’Etat, elle a sécurisé les autorités politiques pour préserver leur sécurité. Cela montre qu’au fil de l’histoire, la Gendarmerie a toujours constitué un rempart pour toute catégorie de personnes : Civils, policiers et militaires. Elle a toujours ouvert ses portes dans les moments difficiles à toute personne en détresse, même celles qui auparavant la dénigraient ou qui exerçant une quelconque autorité, se comportaient envers elle avec condescendance. La Gendarmerie a toujours constitué un gage de stabilité dans l’histoire du Burkina même plus lointaine. Ceux qui ne le savent et qui demandent sa dissolution, ce sont ceux qui veulent plutôt le Chaos au Burkina.
Dans la lutte contre le terrorisme, je voudrais aussi rappeler que les derniers détachements au Nord qui ont résisté le plus longtemps aux attaques terroristes sont ceux de la Gendarmerie à OURSI, ARBINDA et INATA. Ils ont subi plusieurs attaques mais l’ennemi n’a pas pu les déloger. Renseignez-vous comment elle caracolait pour tenir ses détachements dénués complètement d’équipements. Combien d’attaques terroristes les GARSI ont-ils repoussés et combien de bases ont-ils démantelés. Allez-y a ARBINDA,et demandez-leur qui sont les gendarmes et vous aurez une réponse impartiale et venant des hommes du terroir, ceux qui subissent vraiment les affres du terrorisme. Allez à TANWALBOUGOU ou à PAMA et demandez-leur la valeur du gendarme. Allez-y a Kaya et renseignez- vous sur le rôle joué actuellement par l’ESRI (L’Escadron de Sécurité Routière et d’intervention) de la Gendarmerie et dont personne n’en parle. Je ne parle pas des Brigades et des Postes qui sont restés dans des zones rouges aux cotés des populations souvent en effectif d’à peine quinze personnes. Pendant très longtemps, la Gendarmerie a dû batailler pour qu’on puisse leur octroyer des primes d’opérations. Imaginez-vous un gendarme affecté à la Brigade de BOUNDORE ou au poste de TANKOUGOUNADIE dans le YAGHA, on lui refuse la prime d’opération. Cependant, le militaire qui quitte DORI pour un séjour de trois mois la bas est payé d’une prime d’opération pour son séjour. Voici les types d’injustices qui nous vivons et dont on nous demande de fermer nos gu**les.
Permettez-moi de prendre des exemples de certaines frustrations vécues par la Gendarmerie en 2023, les mois passés. Nos 13 Elèves officiers issus des rangs en fin de formation à l’Académie militaire ont été notifiés qu’ils rejoindront tous l’Armée de Terre bien qu’ils devaient revenir servir leur corps d’origine. Il a fallu une longue négociation du CEMGN pour obtenir leur retour à leur base. Un mois plus t**d, 106 Elèves officiers d’Active en fin de formation sont nommés Sous-lieutenant. A leur recrutement, il était prévu 30 officiers à reverser à la Gendarmerie. Au final, 5 officiers sur 106 ont y été mutés. Pour couronner le tout, le nouveau concours interne pour les sous-officiers prévoit les quotas suivants : Armée de terre : 48 places ; Gendarmerie : 4 places. Comment peut-on expliquer ce traitement ou plutôt ces foutaises envers l’institution ? Qu’a telle fait pour mériter cela ? Pendant qu’on lui laisse recruter 3000 gendarmes auxiliaires, on refuse de lui donner des cadres pour les commander. Et lorsque nous voulons demander des comptes, on nous traite de semeurs de troubles et de ségrégationnistes. On veut faire croire au peuple que c’est nous les bourreaux alors que nous sommes les victimes.
Je suis à ma dixième page, je pourrai écrire une centaine de pages sur le rôle joué par la Gendarmerie au service du peuple et du Burkina Faso. Mais, je ne doute pas que le vrai peuple, les vrais patriotes, connaissent la valeur de la Gendarmerie. Ils ne doivent pas se laisser manipuler par des ignorants et des comploteurs instrumentalisés sur les réseaux sociaux.
Mon écrit ne vise pas à décrédibiliser une armée ou une institution sœur. Je suis pleinement conscient qu’en parlant de nos actions, certains se sentiront concernés indirectement. Je respecte l’engagement de chacun que je salue à sa juste valeur. Je suis un militaire cosmopolite, fantassin parachutiste au début de ma carrière, gendarme par la suite engagé dans une unité spéciale et travaillant en la plupart du temps aux côtés des autres Forces. Mon petit frère à la Police, il pourrait vous dire que c’est moi qui lui ai conseillé de faire le concours de la Police et combien je respecte cette institution sœur. Je suis un Burkinabé et j’aime mon pays. Je suis convaincu que c’est ensemble que nous allons vaincre l’ennemi. C’est pour cela que j’ai toujours placé le pays au-dessus de ma personne et de mes propres intérêts. Alors, peuple du Burkina Faso, je dis et je répète la Gendarmerie est engagée à vos côtés, l’USIGN n’a jamais été au contact d’un quelconque mercenaire et ne s’est jamais mêlé à la politique. Si vous vous laissez manipuler et vous vous en prenez à cette noble institution qui vous a protégé depuis tant d’années, vous regretterez les conséquences plus t**d. Et cet écrit sera là pour vous le rappeler. Si vous semez des graines de la division, vous allez récolter des fruits de haine et de chaos.
Vive l’USIGN, Vive la Gendarmerie, Vive toutes les FDS et VDP, Vive le peuple burkinabé libre et conscient ! A bas les manipulateurs et les comploteurs !
Dieu protège le Burkina Faso.
LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS !
Ouagadougou
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