09/10/2026
Vous trouvez les développeurs trop chers ?
Attendez de découvrir le prix d’une application que personne ne comprend.
Je pose avec un stéthoscope, mais l’idée n’est pas si farfelue : chez WadEasy, on pourrait lancer le SAMU du code.
Les « déclaudeurs » !
Dernièrement, un client est venu nous voir dans cette situation.
Il avait créé lui-même son application avec l’IA, sans maîtriser les étapes de conception ni les implications techniques.
Je comprends la démarche. On a un besoin, on teste, on voit son idée prendre forme. C’est enthousiasmant.
Sauf qu’une application qui fonctionne lors d’un essai doit encore faire ses preuves quand on lui confie le travail d’une entreprise.
Voilà quelques exemples de points à examiner, quel que soit l’outil utilisé pour la créer :
💭 Les droits d’accès.
Cacher un bouton « supprimer » ne suffit pas. Le serveur doit vérifier que la personne a le droit d’effectuer l’action.
💭 Les modifications simultanées.
Deux collègues travaillent sur la même fiche client. Comment éviter que le dernier enregistrement écrase les changements du premier ?
💭 Les effets d’une correction.
On répare le calcul d’un devis. Il faut aussi vérifier que les factures et les exports fonctionnent toujours. C’est ce qu’on appelle les tests de non-régression.
💭 Les sauvegardes.
Avoir une copie des données, c’est bien. Savoir la restaurer et connaître la quantité de travail qu’on pourrait perdre, c’est mieux.
Et puis il y a tout ce qui précède le développement.
Qui encode ? Qui valide ? Quelle donnée fait foi ? Que fait-on lorsqu’un client annule ou paie deux fois ?
Ces questions, je les pose avant de parler de boutons ou d’écrans. Parce qu’une règle métier oubliée finit souvent par devenir un problème technique.
Chez WadEasy, je clarifie les besoins et les processus. Hervé et notre équipe de développeurs travaillent sur les fondations techniques.
Nous utilisons aussi l’IA. Mais nous devons comprendre le code produit, le tester et pouvoir le faire évoluer.
Reprendre une application demande parfois de retrouver toute cette logique avant même de commencer à réparer. Et pendant ce temps, l’entreprise doit continuer à tourner.
Alors, testez vos idées. Vraiment.
Mais faites examiner votre prototype avant qu’il devienne indispensable à votre activité.
C’est à ce moment-là que je préfère sortir le stéthoscope.
Vous avez déjà créé un outil avec l’IA ? Qu’est-ce qui vous a surpris une fois passé le premier « ça marche » ?