04/05/2026
𝐋𝐚 𝐩𝐥𝐮𝐢𝐞 𝐚 𝐭𝐫𝐞𝐦𝐩𝐞́ 𝐬𝐨𝐧 𝐝𝐨𝐬. 𝐒𝐚 𝐣𝐮𝐩𝐞 𝐥𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐦𝐨𝐧𝐭𝐞 𝐮𝐧 𝐩𝐞𝐮. 𝐄𝐭 𝐬𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐛𝐞𝐬…
Moi, c'est Amega opérateur économique au port de Lomé.
Ce jour-là, je sortais du port. La chaleur était pas possible. J'avais besoin de savon et de déo. Alors je suis passé chez Léa, à Attiégou, à côté du carrefour(je préfère rien ajouter).
Sa boutique, c'est pas grand-chose. Des étagères en bois, des crèmes en sachet, des brosses, et elle.
D'habitude, c'est « Bonjour monsieur Amega », « Bonsoir monsieur Amega ». Un sourire poli. La monnaie rendue vite fait. Rien de plus. Jolie, oui. Mais moi, je ne m'étais pas vraiment arrêté sur elle.
Jusqu'à ce jour.
J'entre. La pluie tombe d'un coup. Pas petit à petit. Un mur d'eau. Les tôles vibrent. Léa court vers la porte pour rentrer les cartons. Elle est en jupe courte, un truc léger. Et elle plie la taille.
Mon cœur a fait boum. Pas pour rigoler. Pour de vrai.
Elle se retourne, essoufflée, les doigts mouillés qui essuient son front. La goutte d'eau qui descend le long de sa poitrine. Elle me regarde. Elle a compris. J'ai pas caché mon regard cette fois.
— « Eh monsieur Amega, tu veux mon savon ou tu veux me déshabiller par les yeux ? »
Sa voix a tremblé un peu. Un test.
J'ai posé mon sac. J'ai contourné le comptoir.
— « D'abord le savon », j'ai dit doucement. « Après, on verra. »
Elle a souri. Un sourire bas, du côté droit.
Sans me quitter des yeux, elle a fait le tour du comptoir. Elle est allée tirer le rideau métallique. Broum. La boutique est devenue plus sombre. Juste la lumière du plafonnier. Dehors, la pluie continuait de marteler les tôles. On était seuls.
Elle est revenue vers moi.
Je l'ai prise par la taille. Pas fort. Doucement. Sa peau était tiède sous le tissu humide. Elle a fermé les yeux. Une seconde. Puis elle a ouvert. Son regard était tout noir, tout chaud.
Je l'ai embrassée sur le cou. Là où la pluie avait coulé. Elle a fait une petite inspiration. Sa main sur mon dos.
On a pas parlé. On a agi.
Je l'ai soulevée sur le comptoir. Les petits pots de crème sont tombés par terre. On s'en foutait. Le temps même j'ai baissé mon pantalon, elle avait déjà enroulé ses jambes autour de moi.
Je l'ai prise. Lentement au début. Sentir chaque millimètre.
Elle a crié tout bas. Un truc qui sort du fond de la gorge.
Ensuite, je l'ai fait descendre du comptoir. Je l'ai tournée face au mur, les mains posées sur l'étagère. Debout. Pas à quatre pattes. (Un déboukéhi légendaire). Elle était penchée en avant, ses reins bien cambrés, ses deux pieds au sol. Moi derrière elle.
J'ai tenu ses hanches. J'ai glissé doucement. Elle a poussé un souffle. J'ai accéléré un tout petit peu. Le bruit de nos peaux qui frappent, mouillé par un mélange de pluie et de sueur. Tchac. Tchac. Tchac.
— « Doucement… pas trop fort… » elle a murmuré.
Mais son corps disait le contraire. Elle reculait ses hanches vers moi à chaque mouvement. Les fesses molles mais fermes sous mes mains. Sa nuque rouge. Ses cheveux qui collent.
Je suis resté dans ce rythme. Profond. Régulier. Celui qu'on appelle « bien faire ».
Elle a gémi. Un gémissement long qui s'est cassé en deux. Sa tête a basculé en avant.
— « Là… reste là… » elle a dit.
Je suis resté là. Un va-et-vient minuscule. Son corps a répondu tout seul. Elle est venue. Silencieusement. Mais son dos s'est cambré comme si elle prenait un coup de fil du président.
J'ai attendu qu'elle finisse de trembler.
— « Maintenant toi », elle a murmuré.
— « Déjà fait », j'ai souri.
Elle a baissé les yeux. Elle a vu. Elle a souri aussi.
Dehors, la pluie s'arrêtait.
Léa a remis son haut. Elle est allée relever le rideau. La lumière est rentrée d'un coup. Un vendeur de gari a crié « C'est quelle pluie ça? »
Elle a pris un sachet de savon Dove sur l'étagère.
— « Ça fera six cents francs, monsieur Amega. »
J'ai payé. Nos doigts se sont touchés. Elle a souri encore. Pas le sourire poli d'avant. Un autre.
En sortant, je savais déjà, Je reviendrai