04/06/2022
Voici ce qui constitue le manque à gagner pour le trésor public du Tchad si la France ne payait pas pour ses bases militaires sur le territoire tchadien, qui peut se chiffrer à des centaines de milliards de FCFA :
1- L'armée Française utilise leur communication satellitaire( hors contrôle de l'Etat tchadien) sans payer des redevances comme les autres sociétés au trésor public ;
2- tout le carburant ( essence, kérosène.. ) de l'armée Française est acheté en hors taxes ;
3- tous les équipements militaires, civils... sont importés au Tchad sans douane, impôt..;
4- tous les vivres et produits alimentaires de l'armée Française sont importés sans droit de douane et impôts ;
5- leurs gros groupes électrogènes fonctionnent sans payer aucun impot et taxe à l'Etat tchadien et aucune redevance à la SNE (Société Nationale d'Electricité) ;
6- les aéroports de Ndjamena et autres des provinces sont utilisés avec niveau important de dégradation, mais gratuitement par des gros avions militaires, des avions de chasse et autres véhicules militaires de l'armée Française ;
7- sans parler les conséquences sanitaires sur les populations environnantes et des secousses des habitations à cause des vacarmes des avions de l'armée Française.
Conclusions : il suffit que la France paie uniquement le droit d'utilisation du sol tchadien d'un montant de 30 millions d'euros par mois comme en Djibouti ( sur différentes bases militaires des États-Unis, de la France, Chine, la Djibouti perçoit plus de 400 milliards de FCFA par an) le trésor public Tchadien pourra percevoir des recettes de l'ordre de 236 milliards de FCFA par an, soit le tiers des recettes budgétaires de l'Etat actuellement, hors financement extérieur.
Si la France payait 236 milliards de FCFA par an depuis 10 ans, le trésor public Tchadien aurait perçu 2361 milliards de FCFA !
Maintenant qui peut demander en dehors "des accords secrets" la fin de la gratuité de l'utilisation du sol tchadien par l'armée Française ?
En tout cas, moi, je réclame et j'exhorte les autres !
Écrit et publié par l'économiste tchadien et spécialiste des politiques publiques, Kébir Mahamat Abdoulaye, le 14 février 2019 sur son compte Facebook (photos prises sur le même post).