17/05/2026
🎶 Rita Strohl a, dès le début, consacré sa vie à la musique. Enfant solitaire, évoluant au milieu d'adultes eux-mêmes doués de dons artistiques, elle n'eut pas à se forcer pour se glisser derrière le clavier du piano familial 🎹
Extrait
"Très vite, Rita sembla s’intéresser plus que de raison à la musique et ses parents n’avaient aucune raison de la dissuader d’y consacrer la majeure partie de son temps. D’abord, elle fut prise en main par Élodie qui lui transmit les bases du solfège et du piano. Comme la jeune femme passait ses journées à peindre – il lui fallait profiter de la lumière ! –, la petite fille devait attendre jusqu’au soir que sa mère soit disponible pour enfin lui donner quelque enseignement. Sans doute la gamine était-elle douée, car très vite elle parvint à se débrouiller seule et poursuivit son apprentissage, aidée par Jules dès qu’il le pouvait. Celui-ci, sitôt qu’il s’emparait de son violoncelle pour en jouer, devenait un ange, c’est du moins ce que prétendait sa belle-sœur, Caroline Espinet . Imaginons le père et la fille, l’une assise devant son clavier, l’autre ayant en main son violoncelle. Ils déchiffraient ensemble les partitions, travaillaient et progressaient de concert, dans une belle harmonie complice, tandis qu’Élodie s’affairait sur ses toiles. Peut-être est-ce en souvenir de ces temps familiaux que Rita écrivit plusieurs œuvres où l’instrument paternel était l’élément-phare, dont la superbe Sonate Titus et Bérénice."
Sur cette photo, rarissime cliché de mauvaise qualité, je l'admets, on retrouve le regard perdu dans un monde très personnel et intime, avec cet arc des sourcils, purement dessiné
Rita doit avoir 10 ans...
📚 "A la recherche de Rita Strohl", aux Editions L'Harmattan