22/09/2023
Slasheur·euse, c’est qui ? c’est quoi ?..................................... c’est moi !
Connaissez vous ce profil souvent perçu comme atypique ?
C’est Marci Alboher, sociologue américaine qui utilise ce mot pour la 1ère fois en 2007 dans son ouvrage « one person / multiple careers ». Ça y est vous commencez à comprendre… slasheur de slash, de « / »…
« Vous faites quoi dans la vie ? » Cela fait 10 ans que j’ai créé mon entreprise et que je propose mes services dans 3 domaines : développement commercial / communication print et web / secrétariat à la carte… et pourtant mes clients souvent ne me casent que dans 1 seul métier… me CASENT : la fameuse case ou l’étiquette… c’est très français mais heureusement cela évolue. Aux Etats-Unis, les slasheurs sont appréciés et recherchés dans le monde professionnel : cette pluriactivité est considérée comme une valeur ajoutée. Ici, je m’entends encore dire : tu ne devrais présenter qu’un seul métier en fonction du prospect sinon c’est confusant, sous-entendu, elle fait plein de choses, est-elle réellement compétente ? Et voilà le SYNDROME DE L’IMPOSTEUR qui s’est instillé doucement dans mon esprit et qui de plus en plus me freine à assumer ces pluri-compétences… or si je mets en avant ces métiers, c’est avant tout que je sais faire et surtout que j’ai un fil conducteur qui m’anime au quotidien : accompagner mes clients dans leur développement.
C’est le principe aussi du 1+1=3 : comme l’écrit Bernard Werber dans son encyclopédie du savoir relatif et absolu : « l’union des talents dépasse leur seule addition ».
Faites évoluer votre regard sur le monde du travail. Ne mettez pas les gens dans des cases. Je m’adresse surtout aux générations X et Y… on sait que pour la génération Z, leur évolution de carrière n’est plus aussi linéaire, puisque de plus en plus les jeunes (notamment les moins de 30 ans) exerceront plusieurs métiers dans leur vie (13 selon les statistiques) …
En fonction de notre parcours de vie, de notre cursus scolaire, de notre expérience professionnelle, de notre profil psychologique, notre carrière prendra des chemins différents et cette pluralité de profils est une grande richesse.
Même si certaines entreprises se tournent de plus en plus vers le recrutement ou la collaboration avec ce profil atypique de slasheurs, il reste des freins ; or s’entourer d’une part de salariés, piliers dans l’organisation, et d’autres part d’intervenants externes qui vont, au-delà de l’apport de leurs compétences, avoir un regard extérieur, proposer des améliorations, partager leur enthousiasme au développement de l’entreprise… c’est une réelle valeur ajoutée.
Alors aujourd’hui, je le clame haut et fort : je suis UNE SLASHEUSE…………………. et vous ?