14/10/2026
MANDY GRAILLON : LA COMMUNICATION NE REMPLACERA JAMAIS LA DÉMOCRATIE ! LES HABITANTS ONT LE DROIT DE DIRE NON !
Il serait temps de rappeler une vérité élémentaire à Mandy Graillon : un projet politique ne devient pas démocratique simplement parce qu'on organise une réunion pour en parler !
Lorsqu'on prétend mener des échanges constructifs tout en donnant le sentiment que les décisions sont déjà orientées, une question s'impose : s'agit-il réellement de concertation ou d'une simple opération de communication destinée à donner l'illusion que les habitants ont leur mot à dire ?
La concertation, ce n'est pas convoquer les habitants pour leur expliquer ce qu'ils doivent accepter. C'est les écouter, respecter leurs désaccords et être capable de remettre en question ses propres décisions.
Parlons maintenant des chiffres.
Une quarantaine de participants pour un quartier de plus de 4 000 habitants : voilà une participation que certains semblent vouloir présenter comme une réussite. Mais depuis quand une réunion aussi peu représentative permet-elle de prétendre que la population soutient massivement un projet ?
Et que dire de ce précédent vote qui aurait enregistré moins de 20 % de participation ? Si ces chiffres sont confirmés, ils soulèvent une question incontournable : où est la légitimité populaire que certains semblent vouloir revendiquer ?
La vérité, c'est qu'une faible participation ne constitue ni une approbation ni un rejet automatique. Elle impose surtout de s'interroger sur la méthode employée, la mobilisation des habitants et la place réellement accordée à leur parole.
Sur un projet ANRU, les habitants ne demandent pas des discours bien préparés. Ils demandent des réponses, des engagements et des garanties concrètes.
Insalubrité, insécurité, dégradation du cadre de vie : ces préoccupations ne disparaissent pas parce qu'elles dérangent la communication officielle. Elles doivent être traitées avec sérieux, transparence et responsabilité.
Je m'interroge également sur le respect de la charte applicable au projet et sur les conséquences que pourraient avoir les décisions prises. Les habitants sont en droit d'obtenir des explications précises et des garanties sur leur avenir.
Un projet de rénovation urbaine ne peut pas être considéré comme une réussite politique si les habitants concernés ont le sentiment de subir les décisions plutôt que de participer à leur élaboration.
Je n'oublie pas non plus la plainte pour diffamation déposée à mon encontre par Mandy Graillon. Cette procédure ne me fera pas renoncer à mon droit de critiquer l'action publique, dans le respect de la loi. La critique politique n'est pas un privilège réservé aux élus : c'est une liberté fondamentale, qui doit pouvoir s'exercer sans intimidation.
Je continuerai donc à poser des questions, à demander des comptes et à défendre les habitants qui estiment ne pas être suffisamment entendus.
Autre question essentielle : tous les habitants sont-ils considérés avec la même dignité, quelle que soit leur situation sociale, leurs opinions ou leur capacité à se faire entendre ?
Toute suspicion d'exclusion ou de discrimination mérite des réponses sérieuses et des éléments vérifiables. Personne ne devrait être laissé de côté lorsqu'il s'agit de décider de l'avenir de son propre quartier.
Je n'oublie pas non plus la plainte pour diffamation déposée à mon encontre par Mandy Graillon auquel je ne pouvais pas porter plainte pour les mêmes faits à son encontre. Je continuerai à défendre mon droit et surtout respecter les droits de l'homme qui n'est pas trop dans ses compétences.
Je rappelle l'article premier de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 :
« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. »
Ces principes ne sont pas des décorations destinées à embellir les discours. Ils constituent une exigence permanente de justice, d'égalité et de respect.
Mandy Graillon a parfaitement le droit de défendre son projet. Mais les habitants ont exactement le même droit de le contester. La démocratie ne consiste pas à obtenir l'unanimité en faveur d'un projet : elle consiste à accepter que des citoyens puissent dire NON sans être considérés comme des adversaires à faire taire.
Alors, plutôt que de se féliciter trop rapidement, pourquoi ne pas répondre clairement aux interrogations des habitants ? Pourquoi ne pas publier les chiffres précis de participation, expliquer les modalités de consultation et présenter les garanties prévues pour le quartier ?
Ce serait autrement plus convaincant qu'une communication politique qui donne le sentiment de confondre participation et approbation.
Car il faut bien comprendre une chose : les habitants ne sont ni des figurants, ni un décor électoral, ni une simple statistique dans un bilan politique. Ce sont eux qui vivent dans le quartier, qui subissent ses difficultés et qui devront vivre avec les conséquences des décisions prises.
Mandy Graillon peut revendiquer une réussite politique. Mais elle ne peut pas décider seule que les habitants doivent y voir une victoire démocratique.
La démocratie locale mérite mieux que l'autosatisfaction. La concertation mérite mieux que des apparences. Et les habitants méritent mieux que des réponses toutes faites.
LA QUESTION EST SIMPLE : MANDY GRAILLON EST-ELLE PRÊTE À ENTENDRE LES HABITANTS, Y COMPRIS CEUX QUI NE PENSENT PAS COMME ELLE ?
Parce qu'au bout du compte, ce ne sont pas les discours qui devront vivre avec les conséquences du projet.
CE SONT LES HABITANTS. ET LEUR PAROLE NE SE NÉGOCIE PAS : ELLE SE RESPECTE.