12/08/2026
Il y a des interventions qui me touchent plus que d’autres. Celle-ci en fait partie.
Ce qui a mis le site d’un festival à l’arrêt, ce n’était pas un pirate. C’était une apostrophe.
Les Nuits Lyriques de Marmande m’ont écrit un matin d’août. Leur site ne répondait plus, à deux semaines de leur 38e édition, et l’équipe ne comprenait pas d’où ça venait.
J’ai répondu tout de suite. J’avais à cœur de les aider à traverser cette difficulté, parce qu’un festival qui approche n’attend pas.
Une fois le site ouvert, la cause tenait dans un seul caractère. Une apostrophe courbe, copiée sans le savoir depuis un traitement de texte, là où il fallait une apostrophe droite. Invisible à l’œil nu, et pourtant ça a suffi à tout arrêter.
Personne n’avait fauté, et je tenais à le leur dire autant qu’à réparer. Quand un site tombe, le premier réflexe est de se demander ce qu’on a fait de travers. Souvent, la réponse est rien.
Le lendemain, le site était de nouveau en ligne.
Ce que je retiens, c’est cette fragilité qu’on ne voit pas. Un outil qu’on croit solide peut tenir à un fil invisible. Et le jour où il lâche, ce qui change tout, c’est de ne pas rester seul devant l’écran.
Et vous, vous diriez que votre site tient sur du solide, ou sur un équilibre que personne ne surveille ?