14/07/2026
Chaque été, on découvre que la France peut brûler.
Comme chaque hiver, on redécouvre que certaines routes peuvent être bloquées par la neige.
Comme en 2020, on a redécouvert qu’une pandémie pouvait exister.
À chaque fois, les mêmes images.
À chaque fois, les mêmes discours.
À chaque fois, la même surprise.
Le plus inquiétant n’est pas qu’un feu de forêt se déclare. Les catastrophes existeront toujours.
Le plus inquiétant, c’est notre incapacité à préparer des événements dont on sait pourtant qu’ils finiront par arriver.
On connaît les risques.
Les pompiers les connaissent.
Les forestiers les connaissent.
Les élus les connaissent.
Personne ne découvre aujourd’hui que des forêts peuvent brûler en plein été.
Et pourtant, lorsque les flammes arrivent, on a parfois l’impression d’essayer d’arrêter un rhinocéros avec un pistolet à billes.
J’habite à quelques kilomètres de la forêt de Fontainebleau.
Aujourd’hui, j’ai senti l’odeur de la fumée pendant des heures. J’ai vu le ciel changer de couleur. Pour une fois, ce n’était pas une catastrophe vue au journal de 20 heures. C’était devant chez moi.
Je pense évidemment aux habitants touchés, aux évacués et surtout aux pompiers qui risquent leur vie.
Mais surprise ?
Pas une seconde.
L’expérience ne sert à rien si elle ne devient pas un plan d’action.