25/05/2026
🔥 Pare-feu Linux : ouvrir seulement les bonnes portes
Quand on installe un serveur Linux, beaucoup de débutants pensent seulement à ceci :
> “Est-ce que mon serveur fonctionne ?”
Mais en administration système, il faut aussi se demander :
> “Qui peut entrer dans mon serveur ? Par quelle porte ? Et pour faire quoi ?”
Parce qu’un serveur connecté à Internet, c’est comme un bâtiment ouvert sur une grande route.
Il y a des visiteurs normaux.
Il y a des employés.
Il y a des livreurs.
Mais il y a aussi des gens qui essaient d’entrer partout, juste pour voir si une porte est mal fermée.
C’est là qu’intervient le pare-feu, ou firewall.
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🧱 C’est quoi un pare-feu Linux ?
Un pare-feu, c’est comme un vigile à l’entrée d’un bâtiment.
Il ne laisse pas passer tout le monde.
Il regarde :
👉 Qui veut entrer ?
👉 Par quelle porte ?
👉 Vers quel service ?
👉 Est-ce autorisé ou non ?
Sur un serveur Linux, les “portes” sont souvent des ports réseau.
Par exemple :
🔹 Port 22 : SSH, pour administrer le serveur à distance
🔹 Port 80 : HTTP, pour un site web non sécurisé
🔹 Port 443 : HTTPS, pour un site web sécurisé
🔹 Port 3306 : MySQL
🔹 Port 5432 : PostgreSQL
Donc quand on dit :
> “ouvrir SSH”
On veut souvent dire :
> “autoriser les connexions sur le port 22.”
Quand on dit :
> “ouvrir HTTP”
On veut dire :
> “autoriser les connexions sur le port 80.”
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🚪 Pourquoi il ne faut pas tout ouvrir ?
Imaginez un bâtiment où toutes les portes sont ouvertes :
La porte principale.
La porte arrière.
Le garage.
Les fenêtres.
Le local technique.
La salle serveur.
Même si le bâtiment est beau, il est dangereux.
C’est pareil avec un serveur Linux.
Si vous ouvrez tous les ports, vous dites au monde entier :
> “Essayez d’entrer par où vous voulez.”
Et sur Internet, il y a toujours des robots qui scannent les serveurs jour et nuit.
Ils cherchent les ports ouverts, les services mal configurés, les mots de passe faibles, les anciennes versions vulnérables.
Un bon administrateur système ne dit pas :
> “J’ouvre tout, comme ça au moins ça marche.”
Il dit plutôt :
> “J’ouvre seulement ce qui est nécessaire.”
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🔐 Le principe simple à retenir
Un pare-feu doit suivre cette logique :
👉 Tout bloquer par défaut
👉 Ouvrir uniquement les services nécessaires
Par exemple, si votre serveur sert uniquement à héberger un site web, vous pouvez autoriser :
✅ SSH pour l’administration
✅ HTTP pour le site web
✅ HTTPS pour le site web sécurisé
Mais vous n’avez pas besoin d’ouvrir MySQL au monde entier si la base de données est utilisée seulement en local.
Sinon, c’est comme mettre la caisse du restaurant dehors, sur le trottoir, avec un petit papier :
> “Servez-vous doucement.”
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🛠️ Mini-lab avec UFW
Sur Ubuntu, on utilise souvent ufw, qui signifie :
> Uncomplicated Firewall
En français simple :
> un pare-feu pas trop compliqué.
1. Autoriser SSH
Avant d’activer le pare-feu sur un serveur distant, il faut souvent autoriser SSH, sinon vous risquez de vous couper vous-même l’accès.
sudo ufw allow ssh
Ou directement avec le port :
sudo ufw allow 22/tcp
2. Autoriser HTTP
sudo ufw allow http
Ou :
sudo ufw allow 80/tcp
3. Autoriser HTTPS
sudo ufw allow https
Ou :
sudo ufw allow 443/tcp
4. Activer le pare-feu
sudo ufw enable
5. Vérifier l’état
sudo ufw status
L’idée est simple :
> Le vigile est maintenant en poste, et il connaît les portes autorisées.
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🔥 Mini-lab avec firewalld
Sur CentOS, RHEL, Fedora et certaines distributions serveur, on rencontre souvent firewalld.
1. Autoriser SSH
sudo firewall-cmd --permanent --add-service=ssh
2. Autoriser HTTP
sudo firewall-cmd --permanent --add-service=http
3. Autoriser HTTPS
sudo firewall-cmd --permanent --add-service=https
4. Recharger la configuration
sudo firewall-cmd --reload
5. Vérifier les services autorisés
sudo firewall-cmd --list-services
Là aussi, on ne dit pas :
> “Que tout le monde entre.”
On dit :
> “SSH passe, HTTP passe, HTTPS passe. Le reste reste dehors.”
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⚠️ Attention à SSH
SSH est très important, parce que c’est souvent la porte utilisée pour administrer un serveur à distance.
Mais c’est aussi une porte très attaquée.
Donc ouvrir SSH ne suffit pas.
Il faut aussi penser à :
🔹 utiliser des mots de passe forts
🔹 préférer les clés SSH
🔹 désactiver la connexion root directe quand c’est possible
🔹 limiter les IP autorisées si le contexte le permet
🔹 surveiller les tentatives de connexion
Parce qu’un pare-feu, ce n’est pas un bouclier magique.
C’est une première couche de sécurité.
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🧠 L’erreur classique du débutant
Beaucoup de débutants font ceci :
> “Mon application ne marche pas, donc je désactive le firewall.”
C’est comme si le vigile bloque une mauvaise entrée, et au lieu de comprendre pourquoi, on le renvoie à la maison.
La bonne approche, c’est plutôt :
👉 Quel service doit être accessible ?
👉 Sur quel port écoute-t-il ?
👉 Est-ce TCP ou UDP ?
👉 Est-ce que ce port doit être ouvert au public ?
👉 Est-ce que le service fonctionne vraiment derrière ?
Le pare-feu ne doit pas être vu comme un obstacle.
Il doit être vu comme un filtre intelligent.
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🧩 Exemple simple
Votre serveur héberge un site web.
Vous avez besoin de :
✅ SSH pour administrer
✅ HTTP pour afficher le site
✅ HTTPS pour sécuriser le site
Donc on ouvre :
22/tcp
80/tcp
443/tcp
Mais on ne va pas ouvrir :
❌ 3306 MySQL au monde entier
❌ 5432 PostgreSQL au monde entier
❌ tous les ports “au hasard”
❌ le fameux “allow all” juste parce que ça dépanne vite
Dépanner vite, c’est bien.
Sécuriser proprement, c’est mieux.
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🎯 Ce qu’il faut retenir
Un firewall Linux sert à contrôler les entrées et sorties réseau.
Ce n’est pas là pour embêter l’administrateur.
C’est là pour éviter que votre serveur ressemble à une maison avec toutes les portes ouvertes.
La règle d’or :
> On ouvre seulement les bonnes portes, pour les bonnes raisons.
En administration système Linux, savoir configurer un pare-feu est une compétence de base.
Pas besoin d’être expert cybersécurité pour comprendre le principe :
👉 moins il y a de portes ouvertes inutilement, moins il y a de risques.
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